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mercredi, août 26, 2026 18:46
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La science, la santé et la diplomatie maritime se croisent désormais dans un même parcours. Pharmacologue, experte toxicologue européenne et spécialiste de la coopération internationale économique, la Camerounaise Dr Manon Aminatou vient d’être désignée ambassadrice de l’Académie de la Mer de Monaco (A2M). Une nomination qui place une expertise africaine au cœur des enjeux liés à la protection des océans, à la santé humaine et au développement de l’économie bleue.

Gestionnaire de la marque panafricaine de beauté VMB et présidente de l’Alliance des Communes et Territoires Engagés (ACTE), Dr Manon Aminatou a participé à la session 2026 de l’Académie de la Mer de Monaco, au sein de la promotion Sainte Dévote. Pendant quinze jours, elle a pris part à une formation pluridisciplinaire consacrée aux mers et aux océans, sanctionnée par un certificat d’études.

Cette immersion lui a permis d’approfondir des problématiques qui dépassent largement la seule question maritime. Gouvernance des océans, droit international, géopolitique, économie bleue, sécurité maritime, protection des écosystèmes et santé humaine figuraient notamment au cœur des enseignements dispensés par des universitaires, chercheurs, experts et responsables institutionnels.

« Une immersion au cœur des enjeux maritimes et de la santé humaine », résume-t-elle à propos de cette expérience.

De la beauté à la diplomatie des océans

Le parcours de Dr Manon Aminatou illustre une volonté de rapprocher des domaines souvent considérés comme distincts. Son engagement dans la promotion de la beauté et du bien-être africains s’articule désormais avec une réflexion plus large sur les grands défis environnementaux et sanitaires contemporains.

Sa mission d’ambassadrice de l’A2M consiste notamment à promouvoir la formation ainsi que les initiatives qui associent protection des océans et coopération internationale. Une responsabilité qui ouvre également des perspectives pour renforcer les passerelles entre l’Afrique et les acteurs internationaux engagés dans la préservation du patrimoine maritime.

« Quand la science rencontre la diplomatie, les frontières se transforment en opportunités », souligne-t-elle.

Pour la responsable camerounaise, cette approche peut contribuer à faire émerger de nouvelles formes de coopération autour de l’économie bleue, particulièrement stratégique pour les pays africains disposant d’un accès à la mer.

Monaco, une autre lecture de la mer

La participation à l’A2M lui a également permis de découvrir la Principauté de Monaco sous un angle institutionnel et historique. Dès le début de la session, une table ronde consacrée à la Principauté a notamment mis en lumière son rapport ancien avec la mer et son intérêt pour l’exploration de la biodiversité marine.

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Les différentes visites et rencontres ont renforcé cette immersion. Le Centre scientifique de Monaco, le Musée océanographique, ainsi que des échanges avec l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’Organisation hydrographique internationale ont permis aux participants de mieux appréhender les mécanismes de la gouvernance internationale des océans.

Cette expérience a conforté Dr Manon Aminatou dans l’idée qu’une gestion efficace des espaces maritimes ne peut se limiter à une seule discipline. Elle nécessite, selon elle, une conjugaison des savoirs scientifiques, économiques, juridiques, diplomatiques et environnementaux.

Pollution marine et santé humaine : le plaidoyer One Health

L’un des temps forts de son séjour a été sa conférence intitulée « Les maux de la mer et la santé de l’homme ». À cette occasion, la pharmacologue et toxicologue a mis l’accent sur les conséquences sanitaires de la pollution marine.

La bioaccumulation des polluants dans les organismes marins constitue notamment un enjeu majeur, puisque certaines substances peuvent ensuite entrer dans la chaîne alimentaire et exposer les populations humaines à différents risques.

Pour Dr Manon Aminatou, cette problématique doit être abordée selon le principe « One Health », qui établit une relation étroite entre la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes.

Cette approche globale apparaît d’autant plus pertinente que la dégradation des milieux marins ne relève pas uniquement d’une question environnementale. Elle peut également avoir des répercussions économiques, alimentaires et sanitaires considérables.

Une ambition tournée vers l’Afrique

Au terme de cette formation, Dr Manon Aminatou affirme repartir de Monaco avec de nouvelles connaissances, mais aussi avec une responsabilité accrue.

« Je repars porteuse de nouvelles connaissances, de rencontres inoubliables et d’une conviction : je suis désormais actrice d’une diplomatie que je qualifie d’“éclairée”, au service de la protection des océans et de la santé des hommes », déclare-t-elle.

Cette nouvelle fonction d’ambassadrice pourrait ainsi constituer un levier pour rapprocher davantage les initiatives africaines des réseaux internationaux consacrés à la mer, à la recherche scientifique et à l’économie bleue.

Alors que les pays africains cherchent à mieux valoriser leurs ressources maritimes tout en faisant face aux défis de la pollution, de la surexploitation des ressources et du changement climatique, le développement d’une expertise africaine sur ces questions apparaît comme un enjeu stratégique.

À la croisée de la science, de la santé, de la coopération internationale et de la diplomatie, Dr Manon Aminatou entend désormais porter cette dynamique au-delà des frontières. Sa nomination à l’Académie de la Mer de Monaco marque ainsi une nouvelle étape dans un parcours où l’expertise scientifique se veut également un instrument de coopération et de développement.

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Elle adresse enfin ses remerciements à Laurent Anselmi, président de l’A2M, ainsi qu’à Laure Brovelli et à l’ensemble de l’équipe pour leur contribution à la réussite de cette session 2026.

Plus qu’une distinction, cette nouvelle mission se présente pour elle comme une plateforme d’action en faveur d’une meilleure compréhension des liens entre les océans, la santé humaine et les perspectives de développement de l’Afrique.

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