Dans le sud-Togo, la petite saison des pluies couvrant la période septembre-octobre-novembre est déterminante pour le secteur agricole. L’ANAMET ( Agence Nationale de la Météorologie) joue constamment le rôle de guide. Ses missions : Prévoir, diffuser, décider et agir pour mieux protéger les récoltes, les ressources en eau et les populations durant la saison.
Mardi 1er septembre 2026 à Lomé, l’Agence a révélé au cours d’une de presse, des données déterminantes de la petite saison des pluies au sud Togo. les prévisions des paramètres agrohydroclimatiques indiquent une pluviométrie normale à tendance excédentaire. C’est-à-dire que les précipitations seront supérieures à la moyenne habituelle, mais resteront quand même dans les limites.
Appel à l’information et à la vigilance
Les prévisions montrent qu’« au niveau des bassins, comme l’Oti et le Mono, des écoulements excédentaires à normal. Cela voudrait dire qu’on aura des fortes pluies qui vont probablement entraîner les débordements de ces différents cours d’eau ».
L’ANAMET appelle à une vigilance particulière, notamment dans le secteur agricole et dans la prévention des risques d’inondation.
« l’enjeu est de faire parvenir l’information climatique jusqu’au dernier kilomètre, afin qu’elle puisse être comprise et utilisée par les producteurs et les populations », a souligné Issaou Latifou, Directeur général de l’ANAMET.
Il appelle ainsi les médias à jouer pleinement leur rôle de relais entre l’expertise météorologique et les communautés.
Coup de main aux agriculteurs
Pour N’Koyi M’poh, Chef de division climatologie chargé de la base de données à l’ANAMET, il est important d’adapter les pratiques agricoles aux conditions annoncées.
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L’ANAMET conseille d’anticiper sur la préparation des sols et de semer dès les premières pluies utiles. Par ailleurs, elle recommande l’utilisation des variétés de cultures à cycles courts, résilientes aux déficits hydriques et à haut rendement. Et surtout, en plus d’éviter l’occupation des zones inondables pour les habitations et les cultures, il est recommandé de veiller à la gestion rationnelle des ressources en eau pour assurer les besoins des barrages hydro-électriques et des aménagements hydro-agricoles.
Les agriculteurs qui suivent ces recommandations pourraient voir leurs rendements s’améliorer, même dans des conditions climatiques difficiles. Il est ainsi très clair que l’une des principales contributions de l’ANAMET est la fourniture de prévisions météorologiques détaillées qui permettent aux agriculteurs de planifier l’irrigation de manière plus efficace. En anticipant les périodes de sécheresse et les épisodes de pluies abondantes, les agriculteurs peuvent ajuster leurs pratiques d’irrigation pour maximiser l’utilisation de l’eau et minimiser les pertes.
Cependant, l’impact de ces prévisions ne se limite pas aux décisions individuelles des agriculteurs. Les autorités locales et les organisations agricoles s’appuient également sur les données fournies par l’ANAMET pour planifier les interventions et les soutiens nécessaires. Cela peut inclure la distribution de semences adaptées aux conditions prévues, l’organisation de campagnes de sensibilisation sur les pratiques agricoles résilientes, ou encore la mise en place de programmes d’aide en cas de conditions météorologiques extrêmes.
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