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vendredi, novembre 6, 2026 19:33
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Derrière chaque climatiseur qui rafraîchit un espace de vie et chaque réfrigérateur qui préserve des aliments ou des médicaments se joue aussi un enjeu environnemental majeur. Les équipements de réfrigération et de climatisation sont devenus incontournables dans le quotidien comme dans de nombreux secteurs économiques. Pourtant, les fluides frigorigènes qu’ils utilisent peuvent représenter une menace pour l’environnement lorsqu’ils sont mal manipulés, libérés dans l’atmosphère ou insuffisamment pris en charge en fin de vie.

Face à cet enjeu, le Togo mise désormais sur la montée en compétences des professionnels du froid. Le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, par l’intermédiaire du Bureau national ozone, a achevé, le 25 août 2026, une session de formation destinée à une trentaine de techniciens de la réfrigération et de la climatisation du Grand Lomé.

Pendant deux jours, les participants ont été sensibilisés aux problématiques liées aux gaz frigorigènes et aux différentes solutions susceptibles de réduire leur impact sur l’environnement. L’objectif est notamment de favoriser l’adoption progressive de réfrigérants présentant un faible potentiel de réchauffement global et d’accompagner les professionnels dans l’évolution des technologies du secteur.

Des pratiques professionnelles à repenser

La formation a permis aux techniciens d’approfondir leurs connaissances sur les différents types de fluides frigorigènes, leurs caractéristiques ainsi que les alternatives plus respectueuses de l’environnement. Les échanges ont également porté sur les méthodes appropriées d’installation, d’entretien et de maintenance des équipements.

Une attention particulière a été accordée à la récupération, au recyclage et au stockage des gaz frigorigènes. Ces opérations constituent un maillon déterminant de la chaîne de gestion des équipements de froid, car une mauvaise manipulation peut provoquer des fuites et favoriser la dispersion de substances nocives dans l’atmosphère.

Au-delà de la dimension technique, les participants ont également été sensibilisés aux règles de sécurité indispensables lors des interventions. La maîtrise de ces procédures doit permettre de réduire les risques professionnels tout en limitant les émissions de fluides frigorigènes.

Prévenir les fuites pour réduire l’impact climatique

Les travaux pratiques ont constitué l’un des temps forts de la session. Ils ont donné aux techniciens l’occasion de consolider leurs acquis et de mieux maîtriser les méthodes permettant de détecter et de prévenir les fuites. L’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements a également occupé une place importante dans les exercices.

Le directeur de l’Environnement a souligné la portée concrète du travail effectué par ces professionnels. « Une fuite évitée ou un fluide correctement récupéré est une contribution directe à la protection de l’ozone et à la lutte contre le changement climatique », a-t-il rappelé.

Lire aussi : Togo : 8,5 millions de dollars pour accélérer la cuisson propre et protéger les forêts

Cette approche traduit un impératif simple : la transition vers un refroidissement plus durable ne peut reposer uniquement sur l’introduction de nouvelles technologies. Elle nécessite aussi des techniciens suffisamment formés pour installer, entretenir, réparer et gérer les équipements conformément aux bonnes pratiques environnementales.

Le secteur du froid au cœur de la transition environnementale

La réfrigération et la climatisation jouent un rôle déterminant dans la conservation des denrées alimentaires, la préservation des médicaments, le fonctionnement de nombreuses activités économiques et le confort des populations. Leur développement doit toutefois s’accompagner d’une gestion plus rigoureuse des substances utilisées dans les systèmes de refroidissement.

À travers cette formation, les autorités togolaises cherchent ainsi à constituer un réseau de professionnels capables de s’adapter aux nouvelles technologies et de se conformer aux normes internationales en matière de protection de l’environnement.

Le programme ne s’arrête d’ailleurs pas au Grand Lomé. Une nouvelle session est annoncée les 27 et 28 août 2026 au profit des techniciens de la région de la Kara. Cette démarche vise à élargir progressivement les compétences disponibles sur le territoire et à accompagner la transformation du secteur du froid.

En renforçant la formation des acteurs de la réfrigération et de la climatisation, le Togo entend conjuguer impératifs économiques, sécurité des professionnels et préservation de l’environnement. Une orientation qui place la gestion responsable des fluides frigorigènes au cœur des efforts nationaux en faveur de la protection de la couche d’ozone et de la lutte contre le réchauffement climatique.

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