Au Togo, la protection du milieu marin, la préservation des espaces naturels et la lutte contre la pollution passent par des gestes concrets. Plusieurs associations engagées soutiennent des activités de sensibilisation et d’assainissement visant à préserver les plages et les écosystèmes marins. Ces actions visent notamment à réduire les sources de pollution qui affectent le milieu marin et mettent en danger les crabes de mangroves, espèces emblématiques du littoral togolais.
A l’île aux Crabes d’Aného ( située à 35 km au sud-est de Lomé), l’Association femmes originaires de l’ex-URSS vivant au Togo « Droujba », a initié une activité de ramassage des déchets sur le site qui a réuni en fin de semaine dernière, une trentaine d’acteurs de l’Alternative Russo-Togolaise (ART) et de l’Association du tourisme au Togo (ATT), basée à Kpalimé au autour d’un même objectif : sensibiliser davantage les populations sur la nécessité de préserver les espaces naturels et lutter contre la pollution.
« Nous vivons au Togo depuis assez longtemps déjà et, pour beaucoup d’entre nous, ce pays est devenu une seconde patrie. Or, le foyer ne se résume pas à l’endroit où l’on travaille, élève ses enfants, rencontre ses amis et fait des projets. Le foyer implique aussi une responsabilité envers notre environnement : la propreté des rues, la préservation de la nature et le respect de la terre sur laquelle nous vivons », a confié Ekaterina, présidente de l’Association des femmes de l’ancienne Union soviétique au Togo.
Appel aux associations à plus d’actions
Cette action écologique citoyenne intitulée « Journée des bonnes actions » entend également associer des organisations et citoyens à collaborer pour plus d’actions afin de préserver durablement les ressources naturelles.
Pour Kansame Nangalene, chef de projet à l’Alternative Russo-Togolaise (ART), cette journée constitue une initiative exemplaire qui mérite d’être reproduite par d’autres organisations.
« Elles considèrent le Togo comme une deuxième patrie et souhaitent contribuer à la protection de sa nature. Nous appelons également les autres associations à prendre exemple sur cette initiative et à développer davantage d’activités écologiques », a-t-il indiqué.
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Dans le cadre du projet national R4C-Togo (Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo), la commune Lacs1 s’est dotée des initiatives « Renforcement des capacités des groupes de jeunes et de femmes travaillant dans l’exploitation des crabes et des huîtres, et appui à la gestion des tortues marines » et « Restauration des mangroves sur les berges d’Anyronkopé ». Ces initiatives sont portées par l’ONG togolaise AGBO-ZEGUE (Association togolaise de conservation de la nature), avec l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Leur finalité : renforcer la résilience climatique des populations riveraines, tout en contribuant à la gestion côtière intégrée, à la restauration des écosystèmes dégradés, et à l’amélioration des moyens de subsistance à travers la promotion de chaînes de valeur locales.
Ces projets s’inscrivent dans une dynamique de surveillance et de préservation des écosystèmes des îles d’Aného, dans un contexte de vulnérabilité du littoral togolais aux effets du changement climatique.