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vendredi, novembre 6, 2026 23:33
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Longtemps considérée comme une simple affaire de soins et de traitements, la santé publique change aujourd’hui de visage. À Lomé, l’heure est désormais à l’anticipation, à la responsabilisation et à l’adoption de comportements favorables au bien-être. C’est dans cette dynamique que s’est ouverte, le 23 juin 2026 au Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF), la deuxième édition du Salon de la Santé et du Bien-être HUMANIS 2026, placée sous le thème évocateur : « Votre santé, votre responsabilité : Prévenir pour mieux vivre ».

Pendant cinq jours, professionnels de santé, institutions publiques, entreprises et citoyens se retrouvent autour d’une conviction commune : la prévention demeure l’arme la plus efficace pour réduire durablement le poids des maladies et améliorer la qualité de vie des populations.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean Marie Tessi, a salué la portée stratégique de cette initiative devenue un espace privilégié de sensibilisation et de mobilisation citoyenne. Selon lui, les défis sanitaires contemporains imposent une transformation profonde des politiques de santé.

« Nous devons changer de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de bâtir un système qui soigne la maladie, mais de consolider un système qui promeut et protège la santé », a-t-il déclaré.

Le ministre a notamment attiré l’attention sur la progression inquiétante des maladies non transmissibles, alimentée par la sédentarité, les mauvaises habitudes alimentaires, les addictions et les troubles liés à la santé mentale. Il a rappelé qu’une proportion importante des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et de certains cancers pourrait être évitée grâce à des actions préventives adaptées et à une meilleure sensibilisation des populations.

Lire aussi : Le Togo intensifie son offensive contre les maladies tropicales négligées

Au-delà de son caractère événementiel, HUMANIS 2026 ambitionne de devenir un véritable moteur de transformation sociale. Les organisateurs souhaitent encourager chaque citoyen à devenir acteur de sa propre santé, en adoptant des comportements responsables et en développant une culture durable de la prévention.

Cette vision est également portée par le Directeur général du CETEF, Dr Alexandre De-Souza. Revenant sur les performances de la première édition, il a souligné que celle-ci avait rassemblé 45 exposants, près de 5 000 visiteurs et permis la réalisation de plus de 900 consultations médicales. Des résultats qui témoignent de l’intérêt grandissant des Togolais pour les questions de santé et de bien-être.

« La santé constitue le premier capital de l’homme et le fondement de tout développement durable », a-t-il affirmé, plaidant pour une approche globale associant les secteurs de la santé, de l’environnement, de l’agriculture, de l’eau, de l’assainissement et du sport.

Le programme de cette édition reflète cette ambition multidimensionnelle. Consultations médicales gratuites, campagnes de dépistage, ateliers pratiques, conférences thématiques, démonstrations sportives, expositions d’innovations médicales et séances d’information sur les maladies chroniques et la santé mentale rythmeront les travaux jusqu’au 27 juin.

Pour le spécialiste de santé publique, Dr Kpéto Innocent, la réussite d’une telle démarche repose avant tout sur une prise de conscience collective. Il a mis en garde contre les dangers croissants de l’automédication et la diffusion massive de conseils sanitaires non vérifiés sur les réseaux sociaux.

« De plus en plus de personnes sont prêtes à investir dans des produits vantés sur internet plutôt que dans les traitements prescrits par les professionnels de santé », a-t-il regretté.

À travers HUMANIS 2026, le Togo affirme ainsi sa volonté de faire de la prévention un pilier central de sa politique sanitaire. Une orientation qui pourrait contribuer, à long terme, à bâtir une population plus résiliente, mieux informée et davantage engagée dans la préservation de son capital santé.

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