Longtemps silencieuses mais redoutablement dévastatrices, les maladies tropicales négligées continuent de menacer la santé de milliers de personnes. Face à ce défi sanitaire, le Togo renforce son arsenal préventif en déployant une vaste campagne de traitement de masse destinée à freiner la propagation de plusieurs affections parasitaires qui affectent particulièrement les populations les plus vulnérables.
Cette opération d’envergure se déroule dans les régions des Savanes, de la Kara, de la Centrale et des Plateaux. Elle cible notamment l’onchocercose, les géohelminthiases et les schistosomiases, des maladies qui pèsent encore lourdement sur la santé publique dans certaines localités du pays.
Pour atteindre efficacement les populations concernées, les autorités sanitaires procèdent à une distribution gratuite de médicaments adaptés à chaque pathologie. L’albendazole est administré aux enfants de 5 à 14 ans afin de lutter contre les vers intestinaux. Le praziquantel est destiné à prévenir et traiter la schistosomiase chez cette même tranche d’âge. Quant à l’ivermectine, elle est distribuée aux personnes âgées de cinq ans et plus vivant dans les zones exposées à l’onchocercose.

Lors du lancement de cette campagne, le secrétaire général du ministère de la Santé, Wotobé Kokou, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. « En participant massivement à cette campagne, nous contribuons collectivement à protéger la santé de nos communautés et à construire un Togo débarrassé des maladies tropicales négligées », a-t-il souligné.
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Cette initiative, qui se poursuit jusqu’au 24 juin, s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse visant à réduire durablement l’impact de ces maladies sur les populations. Elle témoigne également de la volonté des autorités de consolider les acquis enregistrés ces dernières années.
Le Togo figure d’ailleurs parmi les pays africains les plus engagés dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Cet engagement lui a valu une reconnaissance de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’élimination de quatre de ces affections. Fort de ces avancées, le pays nourrit désormais l’ambition d’éradiquer d’autres pathologies à l’horizon 2030, poursuivant ainsi sa marche vers un système de santé toujours plus protecteur et résilient.