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vendredi, novembre 6, 2026 23:22
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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) montre des signes de ralentissement dans certaines zones, notamment en Ituri, mais la situation reste sous haute surveillance. Alors que la transmission recule dans plusieurs secteurs durement touchés, le Nord-Kivu connaît une progression préoccupante des nouveaux cas. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend donc maintenir et renforcer la riposte.

« Nous commençons désormais à observer des signes encourageants qui montrent que nous gagnons du terrain », a déclaré mercredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

L’Ituri, principal foyer de l’épidémie, enregistre une baisse de la transmission dans les zones les plus affectées. Le Sud-Kivu présente également un indicateur favorable : aucun nouveau cas n’y a été signalé depuis mai.

Ces évolutions interviennent alors que la RDC fait face depuis mai à sa 17e épidémie d’Ebola. Plus de 7 200 cas et 3 500 décès ont été recensés dans sept provinces de l’est du pays, selon les données communiquées par l’OMS.

Le Nord-Kivu demeure sous forte pression

Les avancées enregistrées dans certaines provinces ne doivent toutefois pas masquer les difficultés persistantes. Dans le Nord-Kivu, le nombre de nouveaux cas hebdomadaires a doublé en l’espace de deux semaines, passant d’environ 100 à plus de 200.

« L’épidémie continue de progresser et de tuer », a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le patron de l’OMS a souligné que la riposte devra être maintenue et renforcée pendant « de nombreux mois encore ».

Sur le terrain, plusieurs facteurs compliquent les opérations. La mobilité des populations favorise notamment la circulation du virus, tandis que l’isolement de certaines zones rend plus difficile l’accès aux personnes exposées et la surveillance des chaînes de transmission. Les attaques visant les travailleurs humanitaires constituent également un obstacle majeur au déploiement de la riposte.

La recherche s’intensifie contre la souche Bundibugyo

L’autre enjeu de la riposte concerne les moyens médicaux disponibles. La souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle, ne dispose pour l’heure d’aucun vaccin ni traitement homologué.

Les essais cliniques consacrés aux traitements et à la prophylaxie post-exposition s’accélèrent. Des essais portant sur des vaccins doivent également débuter dans les prochaines semaines.

Parallèlement, quelque 70 000 doses du vaccin Ervebo, utilisé contre une autre souche du virus Ebola, ont été envoyées en RDC afin d’évaluer son efficacité potentielle contre Bundibugyo.

Lire aussi : Inondations au Togo : l’OMS renforce la réponse sanitaire

Pour l’OMS et ses partenaires, l’urgence consiste désormais à consolider les progrès observés dans les zones où la transmission diminue tout en contenant la progression du virus dans les foyers encore actifs.

La mobilisation financière reste déterminante. Début septembre, l’OMS et ses partenaires ont lancé un appel de 1,3 milliard de dollars pour financer la réponse à l’épidémie au cours des six prochains mois. L’objectif est de soutenir les opérations de surveillance, de prise en charge, de recherche et de prévention alors que la RDC poursuit sa lutte contre cette nouvelle flambée d’Ebola.

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