Passer au contenu principal

LeadElles

vendredi, novembre 6, 2026 20:44
DERNIERES NOUVELLES
Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  d’assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  d’assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

La dégradation de l’environnement,  les déplacements massifs des populations et l’instabilité sécuritaire. Ces défis qui fragmentent la sous-région notamment les pays du Sahel sont au cœur de la 20ème Réunion du Bureau du Parlement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ouverte samedi 19 septembre 2026 à Accra (Ghana) et conduite par sa présidente, Hadja Mémounatou Ibrahima. L’objectif est de réfléchir sur des politiques efficaces et des initiatives concrètes pour endiguer le mal.

Les défis majeurs

En effet, les pays membres de la CEDEAO font face depuis des années, aux  effets croissants du changement climatique, avec des conséquences qui dépassent largement le secteur environnemental et fragilisent les populations : la désertification des pays du Sahel, rareté des pluies, l’abandon des terres par des paysans, déplacement des familles vers le sud ou vers l’extérieur. A ces défis s’ajoutent,  l’insécurité croissante qui caractérise le Sahel, le manque d’emploi … Face aux réalités, l’institution parlementaire  réaffirme son engagement pour consolider son rôle dans le processus d’intégration régionale.

Cette réunion ouvre la deuxième session parlementaire qui sera  consacré au thème : « Le changement climatique, facteur de dégradation de l’environnement, de déplacements de populations et d’insécurité croissante dans l’espace CEDEAO ». À travers ce choix, le Parlement communautaire entend mettre en lumière les liens entre les bouleversements environnementaux, les mouvements de populations et les défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs États de la région.

Pour la présidente du parlement, Hadja Mémounatou Ibrahima, cette problématique appelle à une réflexion collective et à des réponses coordonnées à l’échelle communautaire. Le Parlement de la CEDEAO veut ainsi contribuer, dans le cadre de ses prérogatives, à une meilleure prise en compte des préoccupations des citoyens face aux mutations qui affectent l’espace ouest-africain.

 L’urgence signalée

 Selon les données internationales, le Sahel a perdu environ un tiers de sa couverture végétale au cours des cinquante dernières années. Les températures moyennes augmentent à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Les projections climatologiques indiquent un approfondissement de cette tendance. En parallèle, les flux migratoires régionaux et intercontinentaux se sont intensifiés. Les Nations unies estimaient en 2023 que plus de deux millions de personnes avaient été déplacées par la violence dans la région, une majorité en raison de conflits liés indirectement à la rareté des ressources.

Cependant, l’institution parlementaire à inscrit à l’ordre du jour, de nouvelles préoccupations, le renforcement de la participation des députés aux activités parlementaires et la réflexion sur des instruments budgétaires adaptés aux réalités émergentes. L’avant-projet de budget et le plan de travail annuel 2027 reflètent cette orientation.

Lire aussi : Togo–Chine : 305 forages pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les Plateaux

Selon la présidente  Hadja Mémounatou Ibrahima, les défis climatiques et sécuritaires que la sous-région affronte, échappent à la logique des frontières nationales. Une sécheresse au Mali affecte simultanément la Mauritanie et le Sénégal, les migrations se déploient en cascades transfrontalières et les réseaux d’insécurité ignorent les lignes de démarcation administrative.

Elle indique que seule une coordination régionale, dotée d’une légitimité parlementaire et d’une légitimité politique forte, peut produire des stratégies efficaces. Elle remercie ses collègues du Bureau et le secrétariat général pour leur engagement et la prise de conscience collective.

 Les travaux d’Accra vont débouchés sur des recommandations concrètes, quels mécanismes de financement pour adapter les économies régionales aux nouvelles réalités climatiques ? Quels programmes de création d’emploi pour absorber les migrants environnementaux ? Quels cadres de coopération sécuritaire pour enrayer la radicalisation née de l’instabilité ?

« La formulation révèle une tension fondamentale. Les citoyens ouest-africains attendent des solutions concrètes. Ils veulent des pluies régulières, des emplois, la sécurité. Un parlement régional, par essence, ne peut que créer un cadre de dialogue et de coordination. Il ne peut pas faire tomber la pluie ni créer des emplois. Il peut en revanche imposer une réflexion cohérente aux gouvernements, dégager des consensus, mobiliser des ressources », a indiqué la présidente.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *