Passer au contenu principal

LeadElles

mardi, août 25, 2026 18:43
DERNIERES NOUVELLES
Pr Sika DOSSIM, Pharmacien-biologiste, professeur de bacteriologie-virologie à l’Université de Kara

Pr Sika DOSSIM : « Le cerveau n’a pas une préférence de filière selon qu’il appartient à des femmes ou à des hommes »

Nabou Fall

Qui est Nabou Fall, cette voix influente du leadership féminin africain ?

Golfe 2 : l’eau, l’assainissement et la résilience urbaine au cœur d’un dialogue territorial

Golfe 2 : l’eau, l’assainissement et la résilience urbaine au cœur d’un dialogue territorial

Éclat du Bien-être 2026 : la VMB pose la première pierre de son futur SPA au Mont Kloto

Éclat du Bien-être 2026 : la VMB pose la première pierre de son futur SPA au Mont Kloto

Mobilité électrique au Togo : le RCJF-Togo interpelle les concessionnaires automobiles

Mobilité électrique au Togo : le RCJF-Togo interpelle les concessionnaires automobiles

Tabligbo : Heidelberg Materials Togo arme les villages contre les maladies animales

Tabligbo : Heidelberg Materials Togo arme les villages contre les maladies animales

Aires protégées au Togo : Kokoroko mise sur un nouveau cadre pour protéger la biodiversité et étendre la couverture forestière

Aires protégées au Togo : Kokoroko mise sur un nouveau cadre pour protéger la biodiversité et étendre la couverture forestière

Jolly Emefa Akpalu

Jolly Emefa Akpalu aux femmes : « Osez prendre votre place, assumer vos responsabilités et porter votre voix »

Marguerite SEWOA-LAWSON, figure emblématique de l’Éclat du Bien-être 2026

Marguerite SEWOA-LAWSON, figure emblématique de l’Éclat du Bien-être 2026

Nuit des femmes des médias : le message fort porté par l’AFPM-Togo

Nuit des femmes des médias : le message fort porté par l’AFPM-Togo

Au Togo, le changement climatique s’impose désormais dans les arbitrages financiers de l’État. À Lomé, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique prépare le Budget Vert 2027 en renforçant les compétences de ses cadres sur les méthodes permettant d’intégrer les considérations climatiques et environnementales dans la programmation des dépenses publiques.

Depuis le 3 août, un atelier organisé à la salle Entente du CASEF réunit les cadres du ministère autour des principes et outils de la budgétisation verte. Jusqu’au 7 août, les participants sont formés à la méthodologie de marquage des dépenses et à son application aux activités inscrites dans le Plan de travail et budget annuel 2027.

L’enjeu dépasse largement une opération technique de classement budgétaire. Il s’agit de déterminer dans quelle mesure les ressources publiques contribuent à renforcer la résilience du pays face aux risques climatiques, tout en soutenant ses objectifs de croissance et de développement.

Une réforme progressivement généralisée

Au Togo, les dépenses publiques peuvent être classées selon leur incidence sur le climat et l’environnement : favorable, défavorable ou neutre. Ce mécanisme doit permettre aux décideurs de mieux apprécier les conséquences environnementales des choix financiers et d’orienter les crédits vers des investissements plus cohérents avec les impératifs de durabilité.

La démarche a été progressivement élargie. Après une première expérimentation auprès de neuf ministères en 2024, le dispositif a concerné 25 ministères et institutions en 2025. Depuis le Budget Vert 2026, l’ensemble des ministères et institutions de l’administration centrale est intégré au processus.

Cette généralisation intervient dans un contexte où le Togo demeure confronté aux effets du dérèglement climatique. Inondations, sécheresses, érosion côtière et irrégularité des précipitations peuvent fragiliser l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les ressources en eau, avec des répercussions directes sur les finances publiques.

Prévenir les coûts plutôt que les subir

La budgétisation verte vise précisément à intégrer ces risques avant l’engagement de la dépense. Une infrastructure, un programme agricole ou un investissement public doivent ainsi être examinés également à travers leur capacité à réduire les vulnérabilités climatiques ou à ne pas les aggraver.

Lire aussi : Carole AGHEY : « Quand l’eau devient un danger, les femmes transforment la crise en combat »

Sous la conduite d’Ahodo Tchamdja, Directeur général des Études et Analyses économiques, représentant le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, les cadres doivent acquérir les outils nécessaires à l’élaboration du Budget Vert 2027.

Une nouvelle phase est prévue au quatrième trimestre 2026. La cellule Budget Vert devra finaliser le marquage des activités et projets, actualiser leurs coûts à partir de la lettre de cadrage budgétaire 2027 et rédiger le document final.

Le défi de l’exécution

Pour le Togo, le véritable enjeu ne réside toutefois pas uniquement dans l’identification des dépenses dites « vertes ». Il faudra également vérifier leur exécution et mesurer leurs résultats.

Le ministère des Finances et du Budget a engagé en 2026 le suivi de l’exécution des Budgets Verts 2024 et 2025. Cette démarche vise à passer de la programmation à la redevabilité.

À terme, le Budget Vert devra donc permettre de répondre à une question centrale : non seulement combien l’État dépense, mais aussi où va l’argent public et quelle contribution il apporte à la résilience climatique et au développement durable.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *