Le manque de sang prend une tournure préoccupante au Togo. Depuis plusieurs semaines, les réserves du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) s’amenuisent, faisant peser une pression croissante sur la capacité des établissements sanitaires à répondre aux besoins transfusionnels. Face à cette situation, le Dr Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire général du Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot), en appelle à la mobilisation de la population.
Derrière chaque poche de sang se joue parfois une urgence vitale. Les besoins concernent notamment les femmes confrontées à des complications lors de l’accouchement, les victimes d’accidents ainsi que les patients souffrant d’anémies sévères. La transfusion sanguine demeure, dans de nombreuses circonstances, un recours indispensable pour stabiliser ou sauver un malade.
Mais l’offre peine actuellement à suivre la demande. Le CNTS fait face à une insuffisance de donneurs, une situation devenue plus sensible avec le départ en vacances des élèves et étudiants, qui comptent habituellement parmi les contributeurs réguliers aux collectes de sang.
« Cette pénurie au CNTS, qui fait un travail remarquable pour répondre aux sollicitations et satisfaire les besoins de plus en plus nombreux, nous interpelle toutes et tous. La situation est très alarmante à cause de l’insuffisance de donneurs de sang comparativement aux besoins », souligne le Dr Tsolenyanu.
Pour le responsable du Synphot, l’ampleur de la situation commande désormais une réponse collective. Il invite les citoyens en bonne santé et remplissant les critères requis à ne pas rester spectateurs de cette pénurie, mais à participer directement au renforcement des réserves nationales.
« Je viens humblement en appeler à notre sens de responsabilité, de générosité et de solidarité », insiste-t-il, avant de lancer son appel : « MOBILISATION GÉNÉRALE POUR DONNER DU SANG, POUR SAUVER DES VIES ET NOUS SAUVER MUTUELLEMENT. »
Le don de sang constitue un acte accessible et encadré. Selon les indications du CNTS, les personnes âgées de 18 à 65 ans, pesant au moins 50 kg et jouissant d’un bon état de santé peuvent se présenter dans les centres de collecte, sous réserve de leur aptitude médicale au don.
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Dans ce contexte de tension sur les stocks, la solidarité nationale apparaît comme un levier déterminant. Renforcer les réserves du CNTS permettrait de mieux anticiper les urgences et d’éviter que l’insuffisance de produits sanguins ne vienne compliquer davantage la prise en charge des patients.
L’appel lancé par Gilbert Tsolenyanu dépasse ainsi le cadre hospitalier. Il s’adresse à chaque citoyen susceptible de contribuer, par un geste volontaire, au maintien d’une réserve indispensable au système de santé. Au moment où les stocks se contractent, donner son sang peut devenir un acte décisif pour préserver une vie.
