La Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est commémorée chaque 29 octobre. A l’occasion, les professionnels de la santé et les autorités sanitaires du Togo lancent un cri d’alarme face à l’explosion des cas sur le territoire national. La sensibilisation devient ainsi une arme thérapeutique majeure et une seule règle d’or prévaut : la rapidité de la prise en charge.
Au Togo, l’AVC n’est plus une simple statistique médicale, c’est une crise de santé publique. Cette pathologie, qui survient lorsqu’un vaisseau sanguin du cerveau se bouche ou éclate, représente l’une des premières causes de décès et de handicap physique à l’âge adulte dans le pays. Derrière ces chiffres se cachent des vies brisées et des familles lourdement éprouvées par les coûts des soins et de la rééducation.
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L’acronyme V.I.T.E. : quatre lettres pour sauver une vie
Face à cette urgence absolue, les neurologues rappellent que « le temps, c’est du cerveau ». Chaque minute perdue voit la destruction de millions de neurones. Pour permettre à la population d’agir efficacement, les campagnes de sensibilisation mettent en avant un repère simple et universel, l’acronyme V.I.T.E. :
V — Visage paralysé : Un sourire asymétrique, une bouche déviée ou une paupière qui tombe.
I — Impossible de bouger : Une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un bras ou d’une jambe (souvent d’un seul côté du corps).
T — Trouble de la parole : Des difficultés à articuler, des propos incohérents ou une incapacité à comprendre une phrase simple.
E — Évidence, l’urgence : Si l’un de ces signes apparaît, il faut appeler immédiatement les secours médicaux ou se rendre sans délai dans le centre de santé équipé le plus proche.
Les défis de la prise en charge au Togo
Si la reconnaissance des symptômes par l’entourage est le premier maillon de la chaîne de survie, le système de santé togolais fait face à des défis structurels pour y répondre. La concentration des spécialistes (neurologues, radiologues) et des infrastructures d’imagerie médicale (scanner, IRM) principalement à Lomé crée une inégalité face à l’urgence pour les populations de l’intérieur du pays.
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Néanmoins, des efforts sont déployés pour densifier le réseau de prise en charge et former le personnel de première ligne. Les médecins insistent également sur la prévention : l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la sédentarité et la mauvaise alimentation sont les principaux facteurs de risque sur lesquels chaque Togolais peut agir au quotidien.
En cette Journée mondiale, le message est clair : l’AVC n’est pas une fatalité mystique, mais une urgence médicale. Apprendre à reconnaître les signes et agir V.I.T.E. est le devoir de chacun pour faire reculer la maladie au Togo.
Moulikatou S.