Le développement de la pisciculture s’invite dans les investissements agricoles de la plaine de l’Oti. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire a engagé une procédure de marché pour la construction d’une unité piscicole à Faré, dans le cadre du Projet d’aménagement et de mise en valeur des terres agricoles de la plaine de l’Oti (PATA-OTI).
Cette infrastructure doit contribuer à diversifier les activités de production dans cette zone à vocation agricole. En intégrant l’aquaculture aux aménagements prévus par le PATA-OTI, les autorités entendent valoriser davantage les ressources locales et soutenir les efforts en faveur de la sécurité alimentaire.
Un levier potentiel pour l’économie rurale
Au-delà de la production de poisson, l’installation de cette unité pourrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques aux populations riveraines. La pisciculture offre des possibilités de revenus complémentaires aux exploitants agricoles et peut favoriser le développement d’activités connexes, notamment dans l’approvisionnement en intrants, le transport, la conservation et la commercialisation des produits halieutiques.
Les jeunes et les femmes pourraient également tirer profit de ces débouchés, à condition de disposer des compétences techniques, des équipements et des moyens financiers nécessaires pour participer durablement à la filière.
Sur le plan alimentaire, l’initiative présente un intérêt particulier. L’augmentation de la production locale de poisson pourrait améliorer la disponibilité d’une source importante de protéines et contribuer à diversifier l’offre destinée aux consommateurs.
Un investissement qui s’inscrit dans une stratégie plus large
La construction de l’unité piscicole de Faré s’intègre à un programme d’aménagement plus vaste, qui comprend notamment des infrastructures agricoles, des pistes rurales et des équipements à vocation sociale. L’objectif est de créer des conditions favorables à la mise en valeur des terres et au développement des activités économiques dans la plaine de l’Oti.
Le projet s’inscrit également dans une dynamique nationale de promotion de l’aquaculture. D’autres investissements, dont le projet de retenues d’eau à vocation aquacole à Agoméglozou, illustrent l’intérêt porté au développement de cette filière.
Reste que les retombées de l’unité de Faré dépendront de plusieurs facteurs : la qualité des installations, la disponibilité des alevins et des aliments pour poissons, la maîtrise des techniques d’élevage, ainsi que l’accès aux circuits de distribution. La formation des producteurs et la viabilité du modèle de gestion seront tout aussi déterminantes.
La procédure de marché constitue ainsi une étape vers la réalisation de cette infrastructure. Son impact réel se mesurera à sa capacité à soutenir une production piscicole régulière, à générer des revenus pour les populations locales et à renforcer durablement l’approvisionnement en poisson.