Passer au contenu principal

LeadElles

vendredi, novembre 6, 2026 18:35
DERNIERES NOUVELLES
Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  d’assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  d’assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

L’effondrement d’un immeuble en chantier à Bè-Klikamé, survenu dans la nuit du 28 au 29 mai 2026, ravive le souvenir douloureux du drame de Sagbado en octobre 2024. Bien que les enquêtes doivent déterminer les responsabilités exactes dans chaque cas, ces incidents soulèvent une question fondamentale, les règles de construction sont-elles suffisamment respectées au Togo ?

La construction d’un bâtiment ne se résume pas à l’achat d’un terrain et à l’élévation de murs. Elle obéit à un ensemble de normes techniques, administratives et sécuritaires destinées à protéger les occupants, les voisins et les usagers. Au cœur de ce dispositif figure le permis de construire, document indispensable qui permet à l’administration de vérifier la conformité d’un projet avant le lancement des travaux.

Dans la pratique, de nombreux chantiers démarrent malheureusement sans que toutes les formalités requises soient accomplies. Certains maîtres d’ouvrage considèrent encore le permis de construire comme une simple formalité administrative alors qu’il constitue un outil essentiel de prévention des risques. Son obtention permet notamment de s’assurer que les plans ont été validés, que les calculs de structure ont été effectués et que le projet respecte les règles d’urbanisme en vigueur.

Au-delà du permis de construire, la question de la qualité technique des ouvrages mérite également une attention particulière. La multiplication des constructions modernes à plusieurs niveaux exige des compétences spécifiques. Les calculs de charge, la qualité des matériaux, les fondations, le dosage du béton et le respect des délais de séchage sont autant d’éléments qui conditionnent la solidité d’un bâtiment.

La responsabilité ne repose donc pas sur un seul acteur. Les propriétaires doivent s’assurer que leurs projets sont conçus et exécutés conformément aux normes. Les architectes ont le devoir de proposer des plans adaptés et sécurisés. Les ingénieurs doivent garantir la fiabilité des études techniques. Les entrepreneurs et les maçons sont tenus d’exécuter les travaux dans les règles de l’art, sans compromis dicté par la recherche d’économies ou de gains de temps.

L’État et les collectivités territoriales ont également un rôle déterminant à jouer. Les contrôles devraient être renforcés avant, pendant et après les travaux. Les chantiers irréguliers doivent faire l’objet de sanctions dissuasives afin d’éviter que les infractions ne deviennent la norme. Une présence plus régulière des services techniques sur le terrain permettrait de détecter les anomalies avant qu’elles ne se transforment en drames humains.

Par ailleurs, la professionnalisation du secteur de la construction apparaît comme une nécessité. De nombreux ouvriers apprennent le métier sur le tas sans bénéficier d’une formation approfondie sur les normes de sécurité et les techniques modernes de construction. Le renforcement des capacités des artisans, des maçons et des chefs de chantier pourrait contribuer à réduire considérablement les risques.

Les événements de Sagbado et de Bè-Klikamé constituent un signal d’alarme. Ils rappellent que derrière chaque effondrement se trouvent des vies humaines, des familles traumatisées et des pertes matérielles parfois irréparables. La prévention doit désormais prévaloir sur la réaction.

Garantir la sécurité des constructions est une responsabilité collective. Cela exige une plus grande rigueur de l’administration dans la délivrance et le contrôle des permis de construire, davantage de professionnalisme de la part des acteurs du bâtiment et une prise de conscience des citoyens eux-mêmes. Le développement urbain du Togo ne pourra être durable que s’il repose sur le respect strict des normes de construction et sur une culture de responsabilité partagée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *