Le gouvernement togolais met un terme aux reports successifs concernant la libération des espaces publics du littoral. À compter du 1er septembre 2026, toutes les installations occupées sans base légale devront avoir été démantelées. Passée cette échéance, les autorités procéderont à leur enlèvement conformément aux textes en vigueur.
L’annonce a été faite vendredi par la Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, lors d’un point de presse tenu au siège du District, en présence du maire de Golfe 1, Koamy Gbloekpo Gomado, et du préfet de Golfe, Kossivi Agbodan. La mesure concerne les occupations irrégulières du littoral du Grand Lomé ainsi que des communes côtières de la préfecture des Lacs.
Selon les autorités, cette opération vise à mettre fin à l’occupation anarchique du domaine public maritime par des bars, restaurants et autres installations implantés en bord de mer. Elles rappellent que ces espaces constituent un patrimoine collectif dont la gestion est encadrée par la loi. Leur préservation répond également à des impératifs environnementaux, sécuritaires et d’aménagement du territoire.
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Cette décision intervient après plus d’une année de concertations. Depuis juin 2025, plusieurs délais avaient été accordés afin de permettre un départ volontaire des occupants. Les échéances ont été successivement repoussées jusqu’au 30 juin 2026. Malgré ces prolongations, les engagements pris n’ont pas été respectés. Une nouvelle demande de report jusqu’en janvier 2027 a été rejetée par le gouvernement.
Les occupants disposent désormais d’un ultime délai pour démonter volontairement leurs installations. À défaut, les services de l’État interviendront pour procéder aux déguerpissements. Les autorités assurent que cette opération ne cible aucun acteur en particulier, mais s’inscrit dans une démarche de restauration de l’autorité de l’État, de protection du littoral et de meilleure gestion du domaine public.