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vendredi, novembre 6, 2026 23:45
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Le couperet est tombé. Au Togo, plus d’une cinquantaine d’agents de la fonction publique ont été radiés à la suite d’une vaste opération de contrôle administratif ayant mis au jour un réseau de pratiques frauduleuses au sein de l’administration publique. Faux diplômes, signatures falsifiées, avancements fictifs ou encore manipulations de dossiers, les autorités affichent désormais une fermeté sans équivoque face aux irrégularités.

Selon une source officielle, 64 agents qualifiés « d’irréguliers » ont été interpellés après des investigations approfondies menées dans plusieurs services administratifs. Les enquêtes ont révélé une série de malversations portant atteinte à l’intégrité du système public. Certains mis en cause auraient tenté d’échapper aux procédures engagées contre eux. Toutefois, la synergie entre le parquet et les services du ministère de la Sécurité a permis leur localisation, avant leur interpellation.

Dans la foulée, plus de 50 fonctionnaires ont été radiés d’office, une mesure qualifiée de « décision actée» par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, selon la même source. Cette action marque un tournant dans la volonté affichée des pouvoirs publics de restaurer la rigueur administrative et de renforcer la culture de responsabilité au sein de l’appareil étatique.

Au sein de l’administration, cette vague de sanctions est perçue comme un signal fort adressé à ceux qui prospèrent sur les passe-droits et les arrangements opaques. « Le message envoyé est limpide : le temps des arrangements administratifs, des protections occultes et des carrières bâties sur le faux est révolu. Une nouvelle exigence s’installe, portée au plus haut sommet de l’État. Désormais, l’État veille, le mérite est protégé et le droit s’applique à tous », a déclaré un cadre de l’administration publique.

Dans la même dynamique, cette source anonyme estime que cette décision traduit une volonté politique de remettre de l’ordre dans les rouages administratifs. « Par cet acte, Faure Gnassingbé imprime une méthode et incarne une vision : remettre l’ordre là où l’habitude avait installé la complaisance, protéger les agents honnêtes, restaurer le mérite et réaffirmer que la Fonction publique n’est pas un refuge pour les arrangements administratifs. C’est la marque d’un chef d’État qui réforme par l’exemple et gouverne par le droit », a-t-il indiqué sous couvert de l’anonymat.

À fin 2024, la fonction publique togolaise comptait environ 71 000 agents. D’après les projections officielles, cet effectif devrait avoisiner les 84 000 fonctionnaires actifs en 2025, dans un contexte où les autorités entendent davantage assainir la gouvernance administrative.

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