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samedi, novembre 7, 2026 18:20
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L’Afrique se mobilise face à une menace climatique dont les conséquences pourraient être particulièrement lourdes dans les mois à venir. Alors que les prévisions annoncent un important épisode El Niño entre octobre et décembre 2026, les institutions africaines multiplient les initiatives pour anticiper ses impacts et protéger les populations les plus exposées.

C’est dans ce contexte que le Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD), en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, le programme ClimSA et les Centres Climatiques Régionaux, organis du 15 au 19 juin 2026 à Lusaka la 21ᵉ édition du Forum continental africain sur les perspectives climatiques (ACCOF-21).

Cette rencontre intervient alors que le continent reste marqué par les effets dévastateurs des précédents épisodes El Niño. Celui de 2015-2016, considéré parmi les plus puissants jamais observés, avait plongé plus de 50 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Sécheresses sévères en Afrique australe, inondations destructrices en Afrique de l’Est, pertes agricoles massives et mortalité du bétail avaient durement affecté les économies et les populations.

Plus récemment, l’épisode de 2023-2024 a révélé de nouvelles vulnérabilités. Plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique australe ont subi des sécheresses prolongées et des pluies irrégulières, tandis que l’Afrique de l’Est alternait entre pénuries d’eau et inondations. Les zones côtières ont également été confrontées à une élévation exceptionnelle du niveau de la mer et à une accélération de l’érosion du littoral.

Face à ces risques, les experts estiment que la priorité n’est plus de prédire l’arrivée d’El Niño, mais de limiter ses conséquences. Agriculture, ressources en eau, santé, infrastructures et sécurité alimentaire figurent parmi les secteurs les plus menacés.

Pendant cinq jours, les participants au forum travailleront à harmoniser les prévisions climatiques continentales, renforcer les systèmes d’alerte précoce et développer des services climatiques adaptés aux réalités africaines. L’objectif est également d’améliorer la coordination entre les différents acteurs afin de renforcer la résilience du continent face à des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents sous l’effet du changement climatique.

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