Face à la pression croissante exercée sur les ressources forestières nationales, les autorités togolaises intensifient leur riposte contre l’exploitation illicite du patrimoine naturel. À travers une vaste opération de vente aux enchères de produits forestiers saisis, le gouvernement entend transformer une infraction environnementale en opportunité de valorisation légale, tout en réaffirmant sa détermination à préserver les écosystèmes du pays.
Lancée le 12 juin 2026 à Lomé par le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, cette opération concerne l’ensemble des produits forestiers confisqués entre janvier et juin 2026. Ces marchandises proviennent essentiellement de coupes frauduleuses et de transports clandestins interceptés par les agents des eaux et forêts lors de leurs missions de contrôle à travers le territoire national.
Au-delà de la simple cession de biens saisis, cette initiative poursuit plusieurs objectifs stratégiques. Elle vise notamment à assurer une gestion rigoureuse et transparente des produits confisqués, à leur conférer une existence légale dans le circuit économique et, surtout, à adresser un signal dissuasif aux auteurs d’activités portant atteinte au couvert forestier togolais.
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Les recettes générées par cette vente seront intégralement reversées au Trésor public. En ouvrant cette opération aussi bien aux opérateurs économiques qu’aux particuliers, le ministère offre l’opportunité d’acquérir divers produits à des conditions avantageuses tout en participant indirectement à l’effort national de préservation des ressources naturelles.
Les lots proposés couvrent une large gamme de produits forestiers, notamment des planches, planchettes, doubles chevrons, équarries, grumes de teck, stères de bois de chauffe, bastings de bois rouge ainsi que du charbon de bois. Placée sous la supervision d’un commissaire-priseur mandaté par le ministère, la vente se poursuivra jusqu’au 21 juin dans les différentes régions du pays.
Les autorités à travers cette démarche rappellent que la protection des forêts demeure un enjeu majeur pour l’avenir du Togo. En intégrant dans le circuit légal des produits issus d’activités illicites, l’État fait passer un message sans équivoque : chaque arbre préservé contribue à la sauvegarde de l’environnement, à la lutte contre le changement climatique et à la construction d’un avenir durable pour les générations futures.