Les risques et catastrophes liés au climat deviennent de plus en plus fréquents à travers l’Afrique. Les sécheresses, les inondations et les températures extrêmes touchent de plus en plus les communautés, leurs conséquences étant particulièrement graves pour les femmes, les enfants et les personnes vivant dans des contextes fragiles et touchés par des conflits. Ces questions réunissent acteurs africains et internationaux du 2 au 4 septembre 2026 au Forum « Alerte précoce pour tous » / « Early Warnings for All » (EW4ALL) à Addis-Abeba.
L’objectif de cette rencontre est d’accélérer la mise en œuvre et la durabilité des systèmes d’alerte précoce sur le continent africain. Il s’agit de renforcer les systèmes d’alerte précoce multirisques (MHEWS) et de garantir leur fonctionnement au-delà de 2027.
« Les pays africains ont besoin de systèmes d’alerte précoce gérés au niveau national, dotés d’un financement adéquat et intégrés à une planification du développement tenant compte des risques, afin de protéger les progrès économiques et sociaux face aux risques climatiques croissants », a souligné Hanna Abebe Demisse, Cheffe de cabinet et conseillère spéciale au ministère du Plan et du Développement de l’Éthiopie à l’ouverture des travaux.
Action nationale, moteur d’accélération
L’initiative est coordonnée au plan national par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET). Le lieu d’un appel à intensifier l’action nationale afin d’accélérer les investissements destinés à réduire la vulnérabilité des pays face aux changements climatiques, à améliorer les systèmes d’alerte précoce et à renforcer la résilience des populations.
La directrice du Bureau régional de l’Organisation météorologique mondiale (WMO), Agnes Kijazi a indiqué que le renforcement des systèmes d’alerte précoce nécessite de combler les lacunes persistantes en matière d’infrastructures de prévision, de coordination institutionnelle, de communication « dernier kilomètre » et de financement durable. Elle lance un appel aux dirigeants africains à prioriser leurs services météorologiques afin qu’ils puissent améliorer l’infrastructure météorologique sur le continent.
Lire aussi : Filière agricole et inondation : ANAMET annonce une pluviométrie excédentaire et appelle à la vigilance
Elle a ajouté les opérateurs de télécommunications, les entreprises du secteur des satellites et des données géospatiales, les institutions financières, les assureurs, ainsi que les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle et les données, à jouer un rôle important dans l’élargissement de l’accès aux informations d’alerte précoce, l’amélioration des prévisions et le renforcement des mesures d’anticipation.
L’Afrique a réalisé des progrès dans l’extension de la couverture des systèmes d’alerte précoce multirisques.
Selon l’Organisation météorologique mondiale (WMO), le nombre de pays africains disposant de tels systèmes est passé de 10 en 2015 à 26 en 2023.
D’après Hanna Abebe Demisse, l’objectif fixé pour 2027 dans le cadre de l’initiative « Early Warnings for All (Alerte précoce pour tous) », menée sous l’égide des Nations Unies, devait être considéré comme une étape importante plutôt que comme un aboutissement.
Les travaux de ce forum à Addis-Abeba auxquels prends part le Togo vont déboucher à l’élaboration d’une feuille de route visant à faire progresser l’initiative « Early Warnings for All » au-delà de 2027, tout en renforçant les efforts visant à protéger les populations et à préserver les acquis du développement en Afrique.
[…] Lire aussi : Face aux risques climatiques, l’Afrique accélère la course à l’alerte précoce […]