Au Togo, des initiatives se poursuivent en faveur des filles scolarisées. Une de plus, leur accès à la citoyenneté et la sécurité de leur parcours scolaire. Une nouvelle campagne de délivrance gratuite de certificats de nationalité est lancée en septembre 2026, ciblant 4 200 élèves filles de la Terminale sur l’ensemble du territoire national.
Une opération qui dépasse les attentes
Le programme conduit conjointement par les ministères chargés des Solidarités et de la Justice a déjà permis à 300 élèves du Grand Lomé sur les 4200 ciblées, de recevoir leur certificat de nationalité gratuitement vendredi 11 septembre dernier. L’opération qui doit dépasser largement Lomé vise 600 bénéficiaires par région éducative.
De l’importance de disposer de cette pièce
Selon le gouvernement l’enjeu est énorme : éviter que l’absence d’une preuve de nationalité ne complique pas les études, les concours ou l’entrée dans la vie professionnelle. À quelques mois de la fin du lycée, disposer de ses documents administratifs devient particulièrement important. L’inscription dans l’enseignement supérieur, constitution de certains dossiers concours ou démarches.
Une portée particulière
Le choix de ce public cible se justifie qu’à la veille du passage vers les études supérieures, ces élèves peuvent facilement avoir accès à la formation ou à l’emploi. Sécuriser les documents administratifs revient à prévenir des difficultés qui peuvent surgir précisément au moment où les jeunes doivent effectuer leurs premières démarches importantes de manière autonome. La ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, a ainsi insisté sur la dimension juridique du document. « La nationalité n’est pas un vain mot : elle est une protection et un droit », a-t-elle déclaré, présentant le certificat comme un point de départ dans l’exercice de la citoyenneté.
Plus de 60 000 demandes encore à traiter
La cérémonie met également en lumière l’ampleur de la demande nationale. Selon la directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité, Kobauyah Tchamdja Kpatcha, 241 617 demandes ont été enregistrées sur la plateforme dédiée et 179 690 ont déjà été traitées avec succès, soit environ 74%. Ces chiffres signifient aussi que plus de 60 000 dossiers enregistrés n’ont pas encore abouti.
L’administration évoque notamment les délais d’acheminement de pièces complémentaires depuis certaines préfectures ainsi que le rôle problématique d’intermédiaires informels qui, dans certains cas, ne transmettent pas aux demandeurs les notifications reçues par SMS. Les réformes engagées auraient néanmoins permis de ramener le délai moyen de traitement à environ quatre mois à compter du dépôt des pièces physiques et numériques. L’enjeu consiste désormais à réduire davantage les points de friction entre la demande en ligne, la transmission des documents et leur traitement administratif.