La coopération entre le Togo et le Japon ne date pas d’aujourd’hui. Cette alliance s’articule sur plusieurs plans notamment dont, la sécurité alimentaire à travers le Programme Kennedy Round (KR). Elle s’inscrit dans la coopération financière non remboursable du Japon, permettant l’acquisition de riz, distribué à prix subventionné aux populations vulnérables.
Mardi 8 septembre 2026 à Lomé, un nouvel don de 200 millions de yens soit environ 800 millions de FCFA a été signé entre le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, Antoine Lékpa Gbégbéni et l’ambassadeur du Japon au Togo, Junji Gomakudo pour l’exercice 2026.
« Cette assistance japonaise ne se limite pas au riz visible, mais s’accompagne depuis des années d’un appui continu en engrais et en matériel agricole et de génie civil fabriqué au Japon », a souligné le diplomate japonnais. A travers ses explications, l’ambassadeur japonnais a rappelé l’objectif du programme : « premièrement, atténuer la pénurie alimentaire au Togo et, deuxièmement, contribuer à la stabilité économique et sociale du Togo à travers l’approvisionnement alimentaire ». Par ailleurs, il a salué les efforts du gouvernement togolais en matière de développement agricole et de sécurité alimentaire.

Un engagement renouvelé
Le diplomate a enfin réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre son accompagnement du Togo. « Notre pays est conscient que la stabilité politique et sociale ainsi que le développement économique du Togo contribuent à la paix et au développement de la région de l’Afrique de l’Ouest, et nous avons l’intention de continuer à vous apporter notre soutien », a-t-il assuré.
Le projet KR, un levier économique
« Les projets KR revêtent une importance notable. La vente du riz contribue au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et participe également à la stabilité des prix sur le marché national », a déclaré le ministre de l’agriculture.
Les recettes issues de la vente du riz sont reversées dans un fonds de contrepartie destiné à financer des projets structurants, notamment dans l’agriculture et l’éducation. Cette approche renforce la sécurité nutritionnelle tout en générant un impact socio-économique durable.
À ce jour, les fonds de contrepartie ont permis, entre autres, l’acquisition de 130 tracteurs destinés à mécaniser les sites ZAAP.