Passer au contenu principal

LeadElles

mardi, septembre 22, 2026 21:07
DERNIERES NOUVELLES
Plaidoyer pour l’égalité et le leadership féminin : Des femmes du Togo, du Bénin et de la RDC s’unissent pour une participation politique renforcée

Plaidoyer pour l’égalité et le leadership féminin : Des femmes du Togo, du Bénin et de la RDC s’unissent pour une participation politique renforcée

Afagnan Emon-Kpota : le forage promis par le gouvernement prend forme

Afagnan Emon-Kpota : le forage promis par le gouvernement prend forme

Ebola en RDC : l’OMS salue des avancées et accélère la riposte

Ebola en RDC : l’OMS salue des avancées et accélère la riposte

Étoiles du savoir : Les meilleures bachelières 2026 mises à l’honneur

Étoiles du savoir : Les meilleures bachelières 2026 mises à l’honneur

Université de Lomé : quatre nouvelles formations portées par Anicet Gabriel KOTCHOFA

Université de Lomé : quatre nouvelles formations portées par Anicet Gabriel KOTCHOFA

Climat, insécurité, migration:  le parlement de la CEDEAO s’engage pour des « solutions efficaces et durables pour tous »

Climat, insécurité, migration:  le parlement de la CEDEAO s’engage pour des « solutions efficaces et durables pour tous »

Togo–Chine : 305 forages pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les Plateaux

Togo–Chine : 305 forages pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les Plateaux

Inondations au Togo : l’OMS renforce la réponse sanitaire

Inondations au Togo : l’OMS renforce la réponse sanitaire

Professeur Anicet Gabriel Kotchofa

Professeur Anicet Gabriel Kotchofa : une nouvelle distinction sur la scène internationale

Photo d'illustration

Lutte contre le paludisme : le Togo affiche des taux de couverture records en moustiquaires

Photo d'illustration

Le paludisme demeure l’un des plus grands défis sanitaires en Afrique de l’Ouest. Face à une maladie qui circule sans tenir compte des frontières, le Togo et le Burkina Faso ont décidé de renforcer leur coopération afin de protéger les populations les plus vulnérables. Les deux pays ont officiellement lancé, le 20 juillet 2026 à Yargatenga, au Burkina Faso, une campagne transfrontalière de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), destinée aux enfants vivant dans les zones frontalières.

Cette intervention conjointe, programmée du 23 au 26 juillet 2026, sera menée simultanément de part et d’autre de la frontière afin de garantir une couverture sanitaire optimale. En coordonnant leurs actions, les autorités sanitaires des deux États entendent harmoniser les stratégies de prévention, renforcer la surveillance épidémiologique et offrir une protection équitable aux communautés qui partagent les mêmes risques de transmission.

Le lancement officiel s’est déroulé en présence du ministre togolais de la Santé, Jean-Marie Tessi, et de son homologue burkinabè, Jean Claude Kargougou. Les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à construire une réponse régionale face à un fléau qui continue de peser lourdement sur les systèmes de santé. « Le moustique ne connaît ni borne frontalière ni poste de contrôle », a rappelé le ministre togolais, insistant sur l’impérieuse nécessité d’une solidarité sanitaire entre États voisins pour freiner durablement la propagation de la maladie.

Après la cérémonie à Yargatenga, les deux délégations se sont rendues à Cinkassé, au Togo, où elles ont administré symboliquement le traitement préventif à deux enfants. Cette étape marque le démarrage effectif de la campagne sur le territoire togolais et illustre la volonté des deux pays de mutualiser leurs moyens humains, techniques et logistiques.

Lire aussi : Togo : le budget public se met à l’heure de l’égalité femmes-hommes

Recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis 2012, la Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier consiste à administrer chaque mois, pendant la période de forte transmission, une combinaison de Sulfadoxine-Pyriméthamine et d’Amodiaquine (SPAQ) aux enfants âgés de 3 à 59 mois. Cette stratégie permet de réduire jusqu’à 75 % les formes graves et les décès liés au paludisme dans les zones les plus exposées.

Cette campagne s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le paludisme au Togo, où la maladie demeure la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité chez les jeunes enfants. Elle complète les autres mesures déjà engagées, notamment la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide et l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination (PEV). En unissant leurs efforts, Lomé et Ouagadougou démontrent qu’une coopération transfrontalière renforcée constitue l’un des leviers les plus efficaces pour faire reculer durablement le paludisme dans la sous-région.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *