Face à l’intensification des précipitations qui frappent plusieurs pays du Golfe de Guinée et aux conséquences déjà perceptibles sur le territoire togolais, les autorités passent à une vitesse supérieure. Inondations localisées, axes routiers perturbés, arbres déracinés et dégâts matériels : la dégradation de la situation a conduit le gouvernement à déclencher le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile), un dispositif d’urgence destiné à coordonner les opérations de secours et à protéger les populations.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Madjoulba, a officiellement annoncé lundi l’activation de ce mécanisme national de gestion des catastrophes afin de renforcer la capacité d’intervention des services de secours sur l’ensemble du territoire.
Sous la coordination opérationnelle de l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les différents acteurs de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) sont immédiatement entrés en action. Leur mission consiste à venir en aide aux populations sinistrées, à sécuriser les zones les plus exposées aux risques, à limiter les conséquences des intempéries et à rétablir progressivement les conditions normales de circulation et de vie dans les localités touchées, notamment dans le Grand Lomé.
Faisant le point sur la situation, le ministre s’est voulu rassurant tout en soulignant que les opérations d’évaluation se poursuivent.
« Les équipes sont à pied d’œuvre pour faire une évaluation complète de la situation. A ce stade, aucune perte en vie humaine n’est enregistrée », a indiqué Calixte Madjoulba.
Tout en saluant la mobilisation des équipes de secours, le ministre a insisté sur le rôle déterminant que doivent jouer les citoyens dans la prévention des risques. Selon lui, l’efficacité des dispositifs d’urgence dépend également du comportement responsable des populations face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
À cet effet, les autorités recommandent d’éviter toute traversée des zones inondées, des cours d’eau en crue ou des ouvrages fragilisés par les intempéries. Elles invitent également les citoyens à limiter les déplacements non essentiels durant les épisodes de fortes pluies, à ne pas s’abriter sous les arbres, les panneaux publicitaires, les poteaux électriques ou toute autre structure susceptible de s’effondrer, ainsi qu’à se tenir à bonne distance des fils électriques tombés au sol et à signaler sans délai toute situation présentant un danger.
Les populations sont par ailleurs appelées à accorder une attention particulière aux enfants, aux personnes âgées ainsi qu’aux personnes vulnérables, à respecter scrupuleusement les consignes des Forces de sécurité et des équipes de secours déployées sur le terrain et à se référer exclusivement aux informations et alertes diffusées par les autorités compétentes et les médias officiels.
Pour Calixte Madjoulba, la prévention demeure le premier rempart contre les conséquences des catastrophes naturelles. Il a rappelé que la sauvegarde des personnes et des biens ne relève pas uniquement de l’action des pouvoirs publics, mais exige également l’engagement et le sens des responsabilités de chaque citoyen.
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« La vigilance, le civisme et le respect des consignes de sécurité demeurent les meilleurs moyens de réduire les risques liés aux intempéries », a-t-il martelé.
En parallèle, les services techniques de l’État restent pleinement mobilisés. À travers la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC), une surveillance permanente de l’évolution des conditions météorologiques est assurée, tandis que les interventions se poursuivent sur toute l’étendue du territoire afin d’apporter une réponse rapide, coordonnée et efficace à toute situation d’urgence susceptible de survenir.