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La dégradation des océans n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui interpelle chaque citoyen. Face à l’accumulation des déchets sur les côtes, à l’érosion du littoral et aux pressions croissantes exercées sur les ressources marines, les voix se multiplient pour appeler à une prise de conscience collective. À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, célébrée le 8 juin de chaque année, le promoteur de la start-up Liyok Green, Kangbéni Dambé, a plaidé pour une mobilisation générale en faveur de la protection du patrimoine maritime togolais.

Son message a été lancé à l’occasion d’une séance d’écojogging organisée le 6 juin 2026 par l’Organisme national chargé de l’action de l’État en mer (ONAEM). Cette initiative, inscrite dans le cadre des activités commémoratives de la Journée mondiale de l’océan, a réuni autorités administratives, acteurs de la société civile et citoyens autour d’un même objectif : préserver un écosystème vital pour l’avenir de l’humanité.

Pour Kangbéni Dambé, l’urgence environnementale impose désormais de considérer l’économie bleue comme un levier stratégique de développement durable. Selon lui, la richesse des océans ne se limite pas à leur dimension écologique ; elle constitue également un puissant moteur de croissance économique et de prospérité pour les États côtiers.

« L’économie bleue aujourd’hui est un pilier de la survie de l’humanité. Le Togo est un pays à façade maritime. Grâce à la mer, nous disposons d’un port en eau profonde qui contribue fortement à notre économie », a-t-il expliqué.

À travers cette déclaration, le responsable de Liyok Green rappelle que la mer représente un atout majeur pour le Togo. Le dynamisme des échanges commerciaux, les activités portuaires, la pêche et de nombreux secteurs économiques dépendent directement de la bonne santé des écosystèmes marins. Leur préservation apparaît donc comme une nécessité stratégique autant qu’environnementale.

Dans la même dynamique, Kangbéni Dambé a mis en garde contre les conséquences que pourrait entraîner une exploitation irresponsable des ressources marines. Pour lui, les générations futures paieront le prix fort si des mesures de protection ambitieuses ne sont pas adoptées dès aujourd’hui.

« L’économie bleue est une économie qui doit servir le monde de demain et les générations futures. Si nous ne prenons pas les précautions nécessaires pour la protéger, cela impactera véritablement les générations futures », a déclaré Kangbéni Dambé.

Au-delà des institutions publiques, il estime que la sauvegarde des océans doit devenir une responsabilité partagée. Les établissements scolaires, les universités, les organisations citoyennes et les communautés locales ont, selon lui, un rôle déterminant à jouer dans l’éducation environnementale et la promotion de comportements écoresponsables.

« Si nous ne mettons pas un accent particulier sur notre patrimoine commun qu’est l’océan, l’avenir de la vie sur Terre est menacé. J’appelle chacun d’entre nous, les écoles, les universités et les citoyens à intégrer la protection du littoral dans leurs programmes et leurs actions », a-t-il lancé.

Cette sensibilisation s’est traduite par des actions concrètes sur le terrain. Munis de gants et de pinces, les participants à l’écojogging ont procédé au ramassage des déchets abandonnés sur la plage située en face de l’hôtel Onomo. Une opération qui a permis de mettre en évidence l’ampleur de la pollution qui fragilise les écosystèmes côtiers et menace la biodiversité marine.

L’initiative s’est poursuivie par la mise en terre de plusieurs plants de cocotiers destinés à renforcer le couvert végétal du littoral. À travers cette démarche, Liyok Green et ses partenaires souhaitent non seulement restaurer les espaces côtiers, mais aussi encourager une culture de protection durable des océans. Un engagement qui résonne comme un appel à l’action face aux défis environnementaux croissants auxquels le littoral togolais est confronté.

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