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vendredi, novembre 6, 2026 18:36
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À l’heure où les bouleversements climatiques fragilisent davantage les populations les plus vulnérables, certaines initiatives citoyennes choisissent de transformer l’inquiétude en action. Au Togo, l’association Femme en Action pour l’Eau et l’Assainissement (FAEA-TOGO) s’impose progressivement comme une voix engagée dans la défense de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement et de la santé environnementale. Portée principalement par des femmes, cette organisation entend faire de l’eau et de l’hygiène des leviers majeurs de résilience face aux défis sanitaires et climatiques.


Née de la volonté d’agir concrètement sur les effets visibles du changement climatique, FAEA-TOGO rassemble des femmes déterminées à contribuer au développement durable à travers des actions ciblées sur l’eau et l’assainissement. Pour l’organisation, les conséquences du dérèglement climatique ne relèvent plus de l’anticipation, mais d’une réalité qui affecte directement les populations.


« L’eau est aujourd’hui l’un des principaux éléments à travers lesquels les changements climatiques se manifestent. Les couches les plus vulnérables sont les premières victimes de cette situation », a souligné Carole AGHEY, Présidente de l’association.


Les conséquences sanitaires de cette crise sont particulièrement préoccupantes. L’augmentation des inondations, des vagues de chaleur et des épisodes de contamination de l’eau favorise la propagation de nombreuses maladies, notamment le paludisme, la dengue ou encore les infections diarrhéiques. Ces pathologies frappent durement les communautés à faible accès aux infrastructures sanitaires.


Selon Mme AGHEY, « agir sur l’eau et l’assainissement revient à agir directement sur la prévention des maladies et sur l’amélioration des conditions de vie des populations ». Elle a expliqué que l’association ambitionne de réduire les comportements à risque en sensibilisant aussi bien les couches les plus vulnérables que les autres catégories sociales sur les bonnes pratiques d’hygiène.


L’objectif central de FAEA-TOGO est de contribuer à l’amélioration des conditions sanitaires et environnementales des populations togolaises. À travers ses interventions, l’organisation entend défendre l’accès à une eau potable sûre, promouvoir un habitat sain et lutter contre les maladies liées à l’insalubrité.


« Notre engagement vise avant tout à prévenir le contact humain avec des substances dangereuses, notamment les déchets et excréments, grâce à des méthodes adaptées de traitement et d’assainissement », a-t-elle expliqué.


Dans cette dynamique, FAEA-TOGO mise sur plusieurs approches concrètes : campagnes de sensibilisation, formations communautaires, débats publics, émissions radiophoniques et télévisées, ainsi que des rencontres avec des associations locales, notamment féminines. L’organisation souhaite également mobiliser des ressources auprès des partenaires techniques et financiers afin d’intensifier ses interventions en milieux rural, périurbain et urbain.


L’association accorde également une place importante au leadership féminin et à l’implication des jeunes filles dans les enjeux liés au climat et aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Toutefois, son approche demeure inclusive.


« Le changement ne peut être durable sans une mobilisation collective. Les femmes sont au cœur de notre engagement, mais les hommes ont également toute leur place dans cette dynamique de transformation sociale », a affirmé Carole AGHEY.


Au-delà de la sensibilisation, FAEA-TOGO ambitionne de devenir un véritable cadre de collaboration et de réseautage autour des questions environnementales. En valorisant les initiatives locales et en encourageant les comportements responsables, l’organisation espère contribuer à briser le cycle des maladies hydriques telles que la choléra, la typhoïde, la poliomyélite, l’hépatite ou encore les gastro-entérites.


Pour Carole AGHEY, le combat dépasse largement la seule question environnementale : « FAEA-TOGO n’est pas seulement une organisation, c’est un mouvement porté par des femmes et des hommes convaincus que des actions concrètes peuvent transformer durablement nos communautés », a-t-elle conclu.

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