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vendredi, novembre 6, 2026 23:07
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À Atilamonou, localité située sur la route Lomé-Kpalimé, dans la zone d’Adidogomé Zanguéra, la présence d’un dépotoir continue de susciter une vive indignation au sein des populations riveraines. Depuis plusieurs années, les habitants dénoncent les nuisances provoquées par ce site d’enfouissement à ciel ouvert, qu’ils accusent de mettre en péril leur santé, leur environnement et leurs conditions de vie. À travers un reportage réalisé par Capture Média, les riverains lancent un appel pressant aux autorités compétentes, notamment au président du Conseil, afin qu’une solution définitive soit trouvée.

Pour les habitants, les conséquences environnementales du dépotoir sont déjà visibles et alarmantes. Ils évoquent notamment la dégradation progressive de la végétation environnante, signe, selon eux, d’une détérioration avancée de l’écosystème local.

« Les tecks situés tout autour de la décharge sont aujourd’hui asséchés. Si des arbres d’une telle envergure en viennent à dépérir, imaginez alors les conséquences que subissent les populations riveraines au quotidien », ont confié des habitants, visiblement préoccupés par l’impact du site sur leur cadre de vie.

Au quotidien, les riverains disent vivre dans un environnement devenu difficilement supportable. Entre les odeurs persistantes et les émanations jugées toxiques, ils estiment que leur bien-être est gravement affecté. Selon eux, les nuisances olfactives se sont accentuées au fil du temps, transformant leur quotidien en véritable épreuve.

« La situation est devenue véritablement invivable. Les mauvaises odeurs se font de plus en plus persistantes, aggravant considérablement les nuisances olfactives. À cela s’ajoute la propagation d’émanations nauséabondes qui affectent sérieusement le cadre de vie des habitants. Plus inquiétant encore, cette décharge finit par contaminer l’eau de la retenue avoisinante », déplorent-ils.

Au-delà des désagréments immédiats, les populations alertent également sur des risques sanitaires et environnementaux plus profonds. Elles redoutent notamment une contamination progressive des nappes phréatiques, susceptible d’affecter durablement les ressources en eau de toute la zone.

« Au-delà des infiltrations observées directement sous le site, c’est l’ensemble de la zone qui se retrouve exposé à un risque réel de pollution des eaux souterraines. Malgré les nombreuses démarches entreprises jusqu’à présent, nos sollicitations sont malheureusement restées sans réponse concrète », regrettent les riverains.

Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de réponse des administrations concernées, les habitants disent vouloir désormais porter leur plaidoyer au plus haut niveau de l’État. Ils appellent directement le président du Conseil à s’impliquer afin de mettre un terme à une situation qu’ils jugent incompatible avec la proximité des habitations.

« Face à cette absence de suite aux multiples recours administratifs engagés, nous souhaitons désormais interpeller les plus hautes autorités du pays, notamment le président du Conseil. Nous avons constaté son implication dans plusieurs situations sociales sensibles et espérons qu’il pourra intervenir afin que cette décharge, qui selon nous n’a pas sa place au milieu des habitations, soit définitivement fermée », ont-ils plaidé.

Alors que les inquiétudes ne cessent de grandir, les riverains d’Atilamonou espèrent une réaction rapide des autorités afin d’éviter que cette crise environnementale ne se transforme en un véritable problème de santé publique.

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