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vendredi, novembre 6, 2026 23:39
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Le financement continue de freiner l’essor du logement durable en Afrique de l’Ouest, malgré une prise de conscience croissante des enjeux urbains et environnementaux. À Lomé, lors d’un panel tenu le 12 juin dans le cadre des BOAD Development Days 2026, cette problématique a dominé les échanges. Moïse Achille Houssou, Directeur Général de la SImAU, a appelé à la création d’un mécanisme régional de garantie pour faciliter l’accès au crédit et stimuler les investissements dans le secteur.

Pour le responsable, l’habitat durable ne peut se limiter à la construction de logements. Il s’agit d’une approche globale intégrant infrastructures, services essentiels et dimensions culturelles. « La façon d’habiter est un concept culturel. Pour que l’habitat soit durable, il faut penser non seulement au logement, mais aussi aux infrastructures, aux services et à la manière dont les populations vivent », a-t-il souligné.

Cependant, la réalité financière reste contraignante. Les promoteurs immobiliers dépendent encore fortement des banques commerciales et des institutions multilatérales, souvent à des conditions coûteuses. « Nous levons de l’argent auprès des banques multilatérales et des banques commerciales, souvent à des taux élevés », a-t-il rappelé, mettant en lumière la difficulté de structurer des projets viables à long terme.

Face à cette situation, il propose la mise en place de ressources concessionnelles et surtout d’un mécanisme de garantie unifié à l’échelle régionale ou continentale. Une telle réforme permettrait de réduire les risques bancaires et de faciliter le financement des projets de logements durables.

Lire aussi : La CCI-Togo honore deux bâtisseurs de l’économie africaine

Les échanges ont également mis en avant les bénéfices économiques de ce type d’habitat. Selon des données de la Société financière internationale, les bâtiments durables permettent de réduire jusqu’à 40 % les coûts à long terme grâce aux économies d’énergie.

Dans cette dynamique, la Banque ouest-africaine de développement est invitée à renforcer son rôle de catalyseur, notamment à travers le refinancement des banques et la mise en place de lignes de garantie dédiées.

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