Face à la recrudescence des aléas climatiques, l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) passe à l’action dans la région de la Kara. Elle a organisé avec l’appui de Plan International Togo, du 26 au 28 octobre 2026, une session de formation intensive consacrée aux constructions adaptées aux risques climatiques.
Cette formation vise à vulgariser des techniques de construction durables et adaptées pour protéger les populations et leurs biens contre les intempéries.
Inondations, vents violents, fortes chaleurs : les effets du dérèglement climatique pèsent de plus en plus lourd sur les infrastructures logées dans le nord du pays. Pour inverser la tendance, l’ANPC a choisi de cibler les premiers acteurs de la chaîne de construction notamment les maçons, charpentiers et autres professionnels du secteur artisanal de Kara.
Selon l’ANPC, bâtir aujourd’hui ne demande plus seulement du savoir-faire technique classique, cela exige une capacité d’adaptation aux nouvelles réalités environnementales. « En dotant nos artisans de ces compétences, nous érigeons de véritables barrières de protection au cœur même de nos communautés », souligne l’institution.
Renforcer l’habitat local face aux intempéries
Cette initiative s’inscrit directement dans la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes. Durant cette formation, les participants ont passé en revue les normes architecturales de sécurité et appris à modifier leurs pratiques traditionnelles. Du choix de matériaux plus solides à l’optimisation des structures de toiture pour résister aux vents violents, les modules se veulent résolument pratiques.
Un enjeu de sécurité publique et d’économie
Au-delà de la sécurité immédiate des habitants, cette transition vers des constructions résilientes représente un enjeu économique majeur. Les destructions répétées de bâtiments liées aux sinistres météo freinent le développement local et fragilisent les ménages.
Le secrétaire général du Gouvernorat de la région de la Kara, Gnigbangou Gountibote, a salué les efforts engagés par les pouvoirs publics en matière de prévention des risques et de protection des communautés vulnérables.
Il a également rappelé que la réduction des conséquences des catastrophes repose sur une démarche anticipative, dans laquelle chaque acteur a un rôle à jouer.
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« Prévenir vaut mieux que réparer. Anticiper vaut mieux que subir et protéger aujourd’hui, c’est préserver des vies et sauvegarder l’avenir », a-t-il déclaré.
En impliquant directement les professionnels locaux, l’ANPC s’assure d’un transfert de compétences durable. Ces artisans formés deviendront à leur tour des ambassadeurs de la résilience, capables de conseiller au mieux les populations locales lors de leurs projets immobiliers. Une démarche de prévention de proximité qui prépare la région de la Kara à mieux faire face aux défis climatiques de demain.
Moulikatou S.