Au Togo, la lutte contre les cancers des seins et du col de l’utérus à l’occasion de la campagne Octobre Rose se traduit par une intensification remarquable des initiatives de santé publique, portées par une diversité d’acteurs de la société civile, du secteur médical, de l’État et du milieu universitaire. Cette mobilisation interconnecte différents milieux afin de rapprocher les services de dépistage de toutes les franges de la population.
Bien que la mobilisation nationale durant cette période englobe la prévention des cancers féminins, les femmes doivent-elles se limiter uniquement à la campagne Octobre rose ? Une déclaration officielle récente de la ministre, Secrétaire générale auprès de la présidence, Sandra Ablamba Johnson, s’est spécifiquement concentrée sur la sensibilisation et le dépistage de ces maladies meurtrières.

Dans un message écrit sur son compte Twitter, madame Johnson touche du doigt des points essentiels pour maintenir la prévention.
« Le rose ne s’éteint pas le 31 octobre », peut-on lire. Elle rappelle que la vigilance et la prévention face à la maladie ne doivent pas se limiter au seul mois d’octobre, mais doivent être une priorité quotidienne tout au long de l’année.
Pour la ministre, les femmes doivent adopter directement et personnellement, l’autopalpation. Elle a exhorté les femmes à s’approprier leur corps : « Mesdames, vos seins vous appartiennent, apprenez à les connaître. Regardez-les, touchez-les régulièrement, et si quelque chose change, ne gardez pas le silence : consultez ».
Lire aussi : Togo-Chine : Médecine générale, chirurgie, orthopédie, gynécologie… Des consultations offertes gratuitement aux populations ce samedi 24 octobre au CMS de Klobatèmé
Dans son message, elle a insisté sur la nécessité de briser les barrières psychologiques et sociales qui freinent le dépistage au Togo, soulignant que « le tabou, la gêne, la peur du résultat (…) coûtent plus cher que l’examen ».
La ministre Sandra Johnson rappelle ainsi une vérité fondamentale de santé publique : détecté à temps, le cancer du sein se soigne beaucoup mieux, maximisant ainsi les chances de guérison.
Les cancers des seins et du col de l’utérus touchent généralement les femmes à partir de 50 ans.
Moulikatou S.