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vendredi, novembre 6, 2026 23:23
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Photo d'illustration

Au Togo, l’alerte sur les stocks de sang ne doit laisser personne indifférent. Lorsque les réserves du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) diminuent, ce ne sont pas seulement des chiffres qui sont en jeu : derrière chaque poche de sang se trouve potentiellement la vie d’un enfant, d’une femme enceinte, d’un accidenté ou d’un patient dont la survie dépend d’une transfusion.

Face à cette situation, l’urgence n’est donc pas de céder à la peur, mais d’agir. Le don de sang constitue l’un des gestes les plus simples par lesquels chacun peut contribuer concrètement à sauver des vies.

Donner du sang, un geste qui compte

Lorsqu’une personne est en bonne santé et qu’aucune contre-indication médicale ne l’empêche de donner, elle peut se rendre dans un centre de collecte pour effectuer un don. Ce geste, qui ne prend qu’une partie de la journée, peut pourtant faire une différence considérable pour un malade.

Il ne faut pas attendre qu’un proche soit hospitalisé ou qu’une situation d’urgence survienne pour se mobiliser. La disponibilité du sang repose précisément sur la régularité des dons volontaires. Autrement dit, le sang nécessaire demain doit être donné aujourd’hui.

Briser les idées reçues

Au-delà de la pénurie, une autre bataille doit être menée : celle contre les préjugés.

Dans certaines communautés, le don de sang demeure entouré de croyances, de craintes et de fausses informations. Certains l’associent encore à un danger pour la santé, à une perte excessive de sang ou même à une transgression religieuse ou spirituelle. Ces perceptions, lorsqu’elles ne reposent sur aucune information médicale fiable, peuvent décourager des donneurs potentiels.

Il est donc essentiel de déconstruire ces mythes avec pédagogie. Donner son sang dans les conditions prévues et après les vérifications médicales nécessaires n’est pas un acte répréhensible. C’est un geste volontaire de solidarité qui participe à la prise en charge des patients nécessitant une transfusion.

La sensibilisation doit ainsi se poursuivre dans les familles, les quartiers, les lieux de travail, les établissements scolaires et universitaires, les communautés religieuses et sur les réseaux sociaux.

Chacun peut contribuer

Tout le monde ne pourra peut-être pas donner son sang. Mais tout le monde peut contribuer à la mobilisation.

Partager une information fiable, encourager un proche à devenir donneur, accompagner quelqu’un vers un lieu de collecte ou rappeler régulièrement l’importance du don sont autant de façons de participer à cette chaîne de solidarité.

Lire aussi : Pénurie de sang au Togo : Gilbert Tsolenyanu appelle à la solidarité nationale

Il faut surtout éviter de diffuser des rumeurs susceptibles d’alimenter la peur. Dans une période de stocks insuffisants, une information responsable peut elle aussi sauver des vies.

La pénurie de sang n’est pas uniquement l’affaire du CNTS, des professionnels de santé ou des autorités. Elle concerne l’ensemble de la société. Le sang ne se fabrique pas en laboratoire : il dépend de la générosité des donneurs.

Transformer l’inquiétude en solidarité

Le meilleur moyen de répondre à la pénurie est donc de transformer l’inquiétude en action. Si votre état de santé vous permet de donner, renseignez-vous auprès du CNTS ou d’un site de collecte et faites le pas.

Un don aujourd’hui peut devenir une chance de survie demain.

Au Togo, la solidarité ne doit pas seulement être un mot. Elle peut prendre une forme très concrète : donner son sang, sensibiliser son entourage et encourager d’autres personnes à faire de même.

Parce qu’une poche de sang peut être destinée à une personne que nous ne connaissons pas, mais dont la vie dépend de ce geste. Et parce que, demain, cette personne pourrait être un proche, un ami ou même nous-mêmes.

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