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samedi, novembre 7, 2026 02:56
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La transition énergétique ne pourra produire des résultats durables si les femmes continuent d’être reléguées au second plan. Au-delà des discours sur l’inclusion, leur participation doit se traduire par une présence effective dans les instances de décision, la conception des projets et la mise en œuvre des politiques publiques. C’est cette conviction qu’a défendue Abidé Abalo Sama lors d’un atelier consacré à l’intégration du genre dans la transition énergétique et l’économie verte.

Organisée les 22 et 23 juillet 2026 à Atakpamé par la Coordination des Organisations Féminines du Togo (COFET), en partenariat avec les organisations CLEF, FELEADEC et CCDF, avec l’appui du WACSI, cette rencontre a réuni des acteurs engagés pour une gouvernance énergétique plus inclusive. Les échanges ont mis en lumière les obstacles qui freinent encore la pleine participation des femmes dans ce secteur stratégique.

Au cours de son intervention, Abidé Abalo Sama, spécialiste en sauvegarde environnementale et sociale, intégration du genre et changement climatique, a dénoncé le recours au « genre alibi », une approche qui consiste à afficher l’inclusion féminine sans qu’elle ne produise de véritables changements.

« Il est important d’éviter de mentionner le genre uniquement pour satisfaire les exigences des bailleurs de fonds, parce que ces derniers font de l’inclusion du genre un critère de leurs normes. Il ne suffit pas d’ajouter quelques femmes parmi les bénéficiaires d’un projet ou de considérer les femmes comme un groupe homogène, sans tenir compte de la diversité de leurs besoins. Il ne faut pas non plus se contenter de présenter le nombre de femmes bénéficiaires sans évaluer les retombées concrètes du projet sur leur vie », a-t-elle souligné.

Lire aussi : Gestion des déchets : le projet GEDEC transforme durablement les pratiques dans cinq communes togolaises

Pour l’experte, l’intégration du genre doit être pensée dès la phase de planification et demeurer un principe transversal tout au long des projets. « Il faut intégrer le genre comme un élément transversal à toutes les étapes du projet. Dès la phase de planification, les femmes doivent être impliquées », a-t-elle expliqué.

Selon Abidé Abalo Sama, sortir de cette logique de représentation symbolique permettra de reconnaître pleinement l’expertise des femmes et de renforcer leur influence dans les choix stratégiques. Une transition énergétique véritablement juste passe par leur participation active aux décisions qui façonneront l’avenir du secteur et des communautés.

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