Longtemps confrontées à une gestion des déchets marquée par l’informel, cinq communes togolaises disposent désormais de services structurés et d’outils de gouvernance capables d’améliorer durablement la salubrité urbaine. À l’approche de la fin du projet de Gestion des déchets et décentralisation dans les chefs-lieux de région (GEDEC), les acteurs dressent un bilan encourageant et appellent à consolider les acquis pour garantir la continuité des actions engagées.
Réuni le vendredi 24 juillet à Lomé, le quatrième Comité national de pilotage du projet a permis d’évaluer les avancées enregistrées, les résultats obtenus ainsi que les défis qui restent à relever. Les travaux ont également servi de cadre pour formuler des recommandations visant à assurer la pérennisation de la filière de gestion des déchets au-delà de la période d’intervention du projet.
Le bilan présenté met en lumière une transformation importante du secteur. Le GEDEC a contribué à faire évoluer un domaine longtemps dominé par des pratiques informelles vers un modèle davantage organisé et structuré. Dans les communes de Zio 1, Ogou 1, Tchaoudjo 1, Kozah 1 et Tône 1, le projet a accompagné la création d’un réseau d’acteurs formalisés, l’élaboration de stratégies locales ainsi que le développement de services opérationnels pour la gestion des déchets solides et des boues de vidange.
Chef du projet GEDEC, Fafaadé Lokossou, considère que les principaux objectifs fixés ont été globalement atteints. Il appelle néanmoins les collectivités à renforcer leurs mécanismes internes afin de préserver les progrès réalisés. « Les communes doivent assurer une meilleure gestion des fonds alloués, planifier leurs services et renforcer leurs propres actions en matière de transfert et de gestion des déchets », a-t-il indiqué. Il a également invité les populations à adopter des comportements plus responsables dans la gestion quotidienne des déchets.
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Les partenaires du projet saluent également les résultats obtenus. Le représentant de l’ambassadeur de France, Lionel Vignacq, a relevé l’impact positif de cette initiative sur l’organisation de la filière. « Le projet GEDEC a permis d’améliorer durablement la gestion des déchets dans les cinq communes grâce à une coopération entre acteurs publics et privés, tout en fixant les objectifs ambitieux à l’horizon 2025 en matière de collecte, de valorisation et d’accès aux services d’assainissement », a-t-il déclaré.
Pour sa part, la représentante de l’Union européenne, Silvia Favret, a mis en avant l’engagement des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Elle estime que cette mobilisation a permis de renforcer les capacités des communes en matière de gestion des déchets, d’améliorer la salubrité urbaine et de promouvoir une gouvernance locale plus durable.
Le projet GEDEC marque ainsi une avancée significative dans la structuration de la gestion des déchets au Togo. La consolidation des acquis dépendra désormais de la capacité des communes, des acteurs privés et des populations à maintenir cette dynamique afin d’inscrire durablement l’assainissement au cœur des politiques locales de développement.