Le changement climatique ébranle les fondements des filières café, cacao et thé. Face à la recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tire la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité croissante de ces cultures stratégiques, essentielles à l’économie de nombreux pays producteurs.
Dans son dernier rapport, l’institution met en évidence une dégradation progressive des conditions de production. Les sécheresses prolongées, les inondations récurrentes, la prolifération des maladies phytosanitaires ainsi que d’autres perturbations climatiques fragilisent les exploitations agricoles et compromettent les rendements dans les principales régions productrices.
Cette instabilité se répercute directement sur les marchés internationaux. Les fluctuations de la production alimentent une forte volatilité des prix, réduisent les revenus des producteurs, fragilisent la sécurité alimentaire et exposent davantage les économies dont les exportations reposent largement sur le café, le cacao ou le thé.
Face à cette situation préoccupante, la FAO plaide pour une mobilisation collective des gouvernements, des producteurs, des partenaires techniques et des acteurs du secteur privé. L’organisation préconise l’adoption de pratiques agricoles plus résilientes, capables de mieux résister aux effets du dérèglement climatique.
Elle recommande également le renforcement des dispositifs de gestion des risques, l’amélioration des systèmes d’alerte et une plus grande transparence des marchés afin de limiter les déséquilibres et d’assurer une meilleure prévisibilité des échanges.
À travers cet appel, la FAO rappelle que la pérennité des filières café, cacao et thé dépend désormais de la capacité des États et des acteurs économiques à accélérer leur adaptation aux nouvelles réalités climatiques, dans un contexte où les défis environnementaux deviennent un enjeu majeur pour l’agriculture mondiale.