Face à l’accélération des sécheresses, des inondations et des autres phénomènes météorologiques extrêmes qui fragilisent les économies africaines, les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale sont invités à placer les services climatologiques au cœur de leurs politiques publiques. C’est le principal message porté mercredi à Dakar lors du Dialogue politique consacré à l’intégration des services climatologiques et au renforcement des capacités.
Pour les participants, l’information climatique ne doit plus être considérée comme un simple outil de prévision. Elle doit devenir un véritable instrument d’aide à la décision, capable d’orienter les politiques de développement, d’anticiper les risques et de renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique.
S’exprimant au nom du Bureau régional Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Mariane Diop Kane a souligné que « les services climatologiques et les alertes précoces jouent un rôle fondamental dans la réponse au changement climatique ». Selon elle, ces dispositifs permettent aux États, aux collectivités, aux acteurs économiques et aux communautés de mieux protéger les populations tout en sécurisant les investissements.
Cette rencontre intervient alors que le programme ClimSA, financé par l’Union européenne et mis en œuvre sous la coordination de la Commission de l’Union africaine avec l’appui technique de l’OMM, arrive à son terme. Ce programme a contribué à renforcer les capacités des services météorologiques nationaux et à améliorer la production ainsi que le partage des informations climatiques dans plusieurs pays africains.
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Au-delà du bilan de ClimSA, les participants ont insisté sur la nécessité d’inscrire durablement les services climatologiques dans les mécanismes de gouvernance. L’objectif est d’intégrer ces données aux Plans nationaux d’adaptation, aux politiques sectorielles et aux stratégies de développement afin de transformer les alertes climatiques en décisions publiques efficaces au service de la résilience et du développement durable.