Une révolution médicale majeure s’opère au Togo. Depuis le jeudi 5 novembre 2026, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Campus de Lomé est officiellement apte à réaliser le diagnostic des tumeurs cancéreuses sur place. Une avancée technologique qui met fin à la dépendance historique du pays vis-à-vis des laboratoires étrangers pour les analyses en tissus.
C’est un ouf de soulagement pour le système sanitaire togolais et, par-dessus tout, pour les patients. Par le biais d’une note officielle publiée en semaine dernière, la direction générale du CHU Campus de Lomé a annoncé une nouvelle qui change radicalement la donne dans la prise en charge des pathologies tumorales à Lomé : l’ouverture immédiate du nouveau service d’anatomie et cytologie pathologiques (ACP).
« Finis les longs délais d’attente »
Dans sa note officielle, le Directeur Général du CHU-Campus, le Docteur KALAO Assima Essodom, a mis en avant la portée historique de cette infrastructure pour la médecine nationale.
« À partir de ce 5 novembre, le Togo n’aura plus besoin d’envoyer ses prélèvements à l’étranger pour savoir si une tumeur est cancéreuse ».
Le premier responsable du centre hospitalier a précisé la fonction clé de ce service d’anatomie et cytologie pathologiques qui examine les tissus au microscope pour identifier la nature exacte de la tumeur et guider le traitement.

Un tournant pour l’oncologie nationale
L’analyse anapath étant essentielle en cancérologie pour écourter le délai entre le diagnostic et la prise en charge thérapeutique, cette unité évite l’envoi coûteux et chronophage des biopsies hors du pays.
Cette ouverture s’inscrit dans une dynamique de modernisation globale du CHU-Campus, qui a récemment enrichi son offre en cardiologie interventionnelle et en imagerie médicale de pointe, renforçant l’autonomie sanitaire du Togo.
Moulikatou S.