Face à l’urgence climatique qui gagne du terrain en Afrique, la société civile veut renforcer la riposte. À Lomé, le Centre pour la Justice Environnementale (CJE-Togo) et ses partenaires réunissent pendant trois jours des acteurs venus de neuf pays africains pour réfléchir aux défis liés à la justice climatique et environnementale. Au cœur des débats : le rejet des technologies de géo-ingénierie, considérées par ces organisations comme des réponses insuffisantes face aux causes profondes du dérèglement climatique.
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Placée sous le thème « Ce n’est pas notre solution – La société civile africaine rejette les technologies de géo-ingénierie », cette rencontre vise à renforcer les capacités des participants, notamment les jeunes, les organisations féminines, les associations de pêcheurs, les défenseurs de l’environnement et les journalistes. L’objectif est de leur fournir des outils scientifiques et juridiques pour mieux comprendre ces technologies et porter un plaidoyer plus efficace.
Pour Kwami Kpondzo, directeur exécutif du CJE-Togo, cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par l’aggravation des effets du changement climatique.
« Nous sommes ensemble pour trois jours pour réfléchir aux questions de justice climatique et de justice environnementale. La crise climatique nous assaille chaque jour davantage et il faut sincèrement se lever pour la combattre », affirme-t-il.
Les échanges portent notamment sur les impacts de l’exploitation continue des énergies fossiles, notamment le pétrole, le gaz et le charbon, identifiés comme des facteurs majeurs du réchauffement climatique. Les participants analysent également les risques liés à la géo-ingénierie, aux marchés du carbone, aux projets de séquestration du carbone et au « carbone bleu ».
Selon le CJE-Togo, ces mécanismes pourraient favoriser l’accaparement des terres, fragiliser les écosystèmes et menacer les moyens de subsistance des communautés locales.
« Nous nous sommes rendu compte que la géo-ingénierie est une fausse solution. Elle ne résout pas le problème à la racine », soutient Kwami Kpondzo.
Au-delà des critiques, les organisations défendent des alternatives basées sur la nature et impliquant directement les communautés. Elles appellent à une transition climatique plus juste, fondée sur la protection des écosystèmes et la défense des populations vulnérables.