La diplomatie mondiale ne pourra pleinement contribuer à la paix et au développement durable sans une participation accrue des femmes aux instances de décision. C’est le message central porté par le Système des Nations Unies (ONU) au Togo à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, célébrée chaque année le 24 juin.
Pour marquer cette journée instituée par les Nations Unies en 2022, un dialogue intergénérationnel a réuni à Lomé des étudiants de l’École nationale d’administration (ENA) et plusieurs personnalités engagées dans les questions de gouvernance, de leadership et d’égalité des genres.
Placée sous le thème « Leadership, égalité, promotion et quête de la paix », cette rencontre a permis d’ouvrir une réflexion approfondie sur la place des femmes dans les sphères diplomatiques et politiques, ainsi que sur leur contribution à la prévention et à la résolution des conflits.
Au cours des échanges, les intervenants ont souligné les progrès enregistrés ces dernières décennies, tout en mettant en évidence les nombreux défis qui subsistent. Malgré leur rôle déterminant dans la consolidation de la paix et le développement des sociétés, les femmes demeurent encore largement sous-représentées dans les processus décisionnels à l’échelle internationale.

La Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Coumba Dieng Sow, a rappelé que seulement 13 % des négociateurs de paix dans le monde sont des femmes. Un chiffre qui illustre, selon elle, l’ampleur du chemin qu’il reste à parcourir pour parvenir à une représentation équilibrée.
« L’égalité des genres n’est pas seulement une question de justice sociale. Elle constitue également une condition essentielle à l’efficacité des médiations et à la construction d’une paix durable », a-t-elle souligné devant les participants.
La rencontre a également été marquée par la présence de plusieurs femmes occupant ou ayant occupé de hautes responsabilités dans les domaines diplomatique, politique et économique. Parmi elles figuraient la vice-présidente du Sénat et ancienne ambassadrice du Togo en Éthiopie, l’ambassadeur de Chine au Togo, la consule du Congo au Togo, les représentantes du PNUD et de l’UNFPA, co-cheffes de file du groupe genre des Nations Unies, la représentante du Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la cheffe du service de l’intégration africaine au ministère des Affaires étrangères.
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À travers leurs témoignages et leurs expériences, ces personnalités ont encouragé les jeunes à s’engager dans les carrières diplomatiques et à promouvoir des modèles de leadership inclusifs, capables de répondre aux défis contemporains.
Au-delà de la célébration, cette initiative se veut un appel à l’action en faveur d’une participation plus forte des femmes dans les mécanismes de gouvernance, de négociation et de prévention des crises. Un enjeu majeur pour bâtir des sociétés plus justes, plus représentatives et davantage tournées vers la paix.
Pour les Nations Unies, investir dans le leadership féminin et favoriser l’égalité des chances demeure l’une des clés essentielles pour accélérer le développement durable et renforcer la stabilité des nations.