Le Togo accélère sa stratégie climatique en consolidant ses mécanismes de transparence environnementale, à travers un processus structurant lié à ses engagements internationaux. À Lomé, un atelier de validation marque une étape clé dans la production de rapports essentiels sur le climat.
Pendant deux jours, les acteurs du projet consacré au premier Rapport biennal de transparence (BTR1), couplé à la deuxième Communication nationale sur les changements climatiques, examinent des documents techniques déterminants pour la suite du programme.
Au centre des échanges, Bouraïma Ouro-Gouni a détaillé les enjeux : « Nous validons aujourd’hui et demain trois rapports. Le premier porte sur l’inventaire national des gaz à effet de serre, c’est-à-dire l’ensemble des activités menées dans le pays qui sont sources d’émissions. Le deuxième est relatif à l’intégration du genre et de l’inclusion sociale dans les différents rapports que nous soumettrons à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Enfin, le troisième concerne le plan d’engagement des parties prenantes ainsi que le mécanisme de gestion des plaintes qui pourrait intervenir au cours de la mise en œuvre du projet », a-t-il expliqué.

Ces instruments techniques constituent une base indispensable à la mise en œuvre du projet, en intégrant dès l’amont les exigences de gouvernance, de participation citoyenne et d’équité sociale dans les politiques climatiques.
L’inventaire national des gaz à effet de serre occupe une place stratégique, car il recense de manière exhaustive les sources d’émissions liées aux activités économiques du pays. Il représente un pilier central du futur BTR1, destiné à améliorer la précision des données environnementales.
Conformément à ses engagements auprès de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris, le Togo doit fournir des informations fiables sur ses émissions ainsi que sur ses actions d’atténuation et d’adaptation.
À travers ce rapport de transparence, le pays entend renforcer sa crédibilité internationale, attirer davantage de financements climatiques et consolider sa résilience face aux effets du changement climatique. La validation de ces documents confirme ainsi une avancée majeure dans la gouvernance climatique nationale.