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Face à l’urgence climatique et à la nécessité d’aligner les politiques publiques sur les exigences du développement durable, Ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières accélère la transition vers une gestion budgétaire plus responsable. C’est dans cette dynamique qu’il a organisé, mercredi 03 juin 2026 à Lomé, un atelier de formation consacré à la budgétisation verte à l’intention de ses cadres.

Cette initiative vise à renforcer l’intégration systématique des enjeux environnementaux et climatiques dans les processus de planification, de programmation et d’exécution budgétaire. Il s’agit, pour le ministère, de faire évoluer les pratiques administratives afin que chaque décision financière tienne compte de son impact sur l’environnement.

Selon M. Piyinda Eloani, représentant des points focaux du Budget vert, la budgétisation verte constitue un outil stratégique de gouvernance publique, permettant d’orienter les dépenses de l’État vers des actions compatibles avec la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.

« Aujourd’hui, les enjeux environnementaux et climatiques occupent une place centrale dans le développement durable. Il est donc essentiel qu’ils soient pleinement pris en compte dans les processus de planification de notre ministère », a-t-il souligné.

Déjà engagé dans cette démarche depuis 2025, le ministère a élaboré des budgets verts pour les exercices 2025 et 2026. Cette avancée a rendu nécessaire le renforcement des capacités des cadres afin d’assurer une meilleure maîtrise des outils et concepts liés à cette nouvelle approche budgétaire.

L’atelier de Lomé a ainsi permis aux participants de s’approprier les notions fondamentales liées à l’environnement et au climat, mais également de mieux comprendre le Document pluriannuel de programmation des dépenses (DPPD) ainsi que les mécanismes de mise en œuvre du budget vert au sein du ministère.

Au-delà de la formation technique, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large d’améliorer la qualité de la planification sectorielle. L’objectif est de renforcer l’orientation des programmes publics vers des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique.

Dans cette logique, les perspectives dépassent désormais le seul niveau central. Le ministère entend étendre progressivement cette approche aux collectivités territoriales, afin d’ancrer la budgétisation verte dans les réalités locales et d’accroître son impact sur les populations.

« Après le niveau central, nous irons au niveau décentralisé où ces enjeux sont tout aussi importants. Les communes constituent l’échelon de proximité permettant d’avoir un impact direct sur les populations bénéficiaires », a expliqué M. Eloani.

Grâce à cette démarche, le ministère réaffirme son ambition de construire une gouvernance publique plus durable, capable d’intégrer les défis climatiques dans ses choix budgétaires tout en améliorant de manière concrète les conditions de vie des populations sur l’ensemble du territoire national.

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