Le gouvernement togolais hausse le ton dans le dossier sensible des paiements aux producteurs de coton. Après plusieurs semaines de blocage et de tensions grandissantes dans les zones de production, les autorités auraient exigé du groupe OLAM, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), la reprise immédiate des versements dus aux cotonculteurs.
Selon des informations révélées par Togo Time, le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, Antoine Lékpa Gbégbéni, aurait instruit OLAM de mettre fin sans délai à la suspension des paiements. D’après des sources concordantes, les premiers versements devraient intervenir dès le lundi 1er juin 2026, sauf revirement inattendu.
Cette décision apparaît comme une réponse ferme face à une situation devenue préoccupante dans les bassins cotonniers. Depuis plusieurs semaines, les producteurs multipliaient les dénonciations contre l’interruption des paiements, alors même que la campagne cotonnière 2025-2026 est présentée comme l’une des plus prometteuses de ces dernières années. Une contradiction qui nourrissait incompréhension et exaspération parmi les acteurs de la filière.
Au cœur du différend, OLAM conditionnait la poursuite des paiements au règlement par l’État d’un différentiel financier estimé à plus de 4 milliards de FCFA. Une posture vivement contestée, qui avait suscité des critiques à l’endroit du ministre Antoine LékpaGbégbéni, certains producteurs estimant que l’État devait afficher davantage de fermeté pour préserver leurs intérêts.
Si les paiements annoncés sont effectivement lancés, cette intervention du gouvernement pourrait être perçue comme un signal fort envoyé aux investisseurs : les impératifs financiers ne sauraient primer sur les droits légitimes des producteurs. Pour les cotonculteurs, désormais, une seule attente prévaut : voir l’argent promis parvenir effectivement dans leurs comptes après des semaines d’incertitude.