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Chaque vague qui gronde sur le littoral togolais rappelle l’urgence d’une bataille devenue existentielle. À Aného, ville historique de 45,9 kilomètres de la capitale, continuellement éprouvée par l’avancée inexorable de la mer, le Togo accélère la contre-offensive contre l’érosion côtière grâce au projet WACA ResIP, une initiative soutenue par la Banque mondiale visant à consolider la résilience des territoires vulnérables face aux bouleversements climatiques.

Dans cette dynamique, le projet ne se limite pas à une simple réponse technique aux menaces environnementales. Il ambitionne également de préserver le tissu socio-économique des communautés riveraines, de sécuriser les infrastructures exposées aux aléas climatiques et de garantir la pérennité des activités génératrices de revenus sur le littoral. Une approche globale qui inscrit la protection côtière dans une vision durable de développement territorial.

Pour matérialiser cette ambition, plusieurs infrastructures majeures ont déjà émergé sur les côtes togolaises, notamment à Aného, dans la préfecture des Lacs. Sur ce segment particulièrement vulnérable, des brise-lames ont été érigés pour atténuer la violence des vagues, des bras lagunaires réaménagés afin d’améliorer les équilibres hydrologiques, tandis que plusieurs zones sévèrement exposées à la progression de l’océan bénéficient désormais d’ouvrages de protection renforcés.

C’est dans cette perspective d’évaluation et de suivi que l’administrateur du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique, Harold Tavares, s’est rendu ce dimanche 24 mai 2026 sur le site. Cette visite de terrain lui a permis de mesurer l’état d’avancement des travaux et d’apprécier les transformations déjà perceptibles sur cette portion du littoral togolais.

Au terme de cette mission, le responsable a salué les efforts consentis par les autorités togolaises dans la mise en œuvre du programme. Il a, par ailleurs, encouragé la poursuite méthodique des interventions engagées, estimant que la durabilité des résultats dépendra de la continuité des investissements et de la cohérence des actions entreprises.

Du côté des autorités togolaises, la détermination demeure intacte. Le gouvernement réaffirme sa volonté de poursuivre, de manière progressive et structurée, les investissements destinés à renforcer la résilience des populations côtières. Face à la pression croissante du changement climatique, l’enjeu dépasse désormais la simple protection des rivages. Il s’agit de préserver des vies, des moyens de subsistance et l’avenir même des communautés du littoral togolais.

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