Passer au contenu principal

LeadElles

vendredi, novembre 6, 2026 23:07
DERNIERES NOUVELLES
Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Symposium de Lomé: Les acteurs posent les bases d’une  assurance santé viable et inclusif pour l’Afrique

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

Micro-assurance santé en Afrique : Les femmes au cœur de la stratégie d’extension des marchés

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

 CANEX WKND 2026 : Lagos mise sur la créativité africaine pour conquérir les marchés mondiaux

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Symposium de l’assurance santé à Lomé : Au-delà du digital, le défi d’une relation tripartite assainie et d’un médicament accessible

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès aux soins en Afrique : Comment le Symposium de Lomé veut réformer l’assurance au profit des patients ?

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Accès à l’eau potable: Le gouvernement togolais renforce son parc avec la foreuse « Hêzou »

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Après Lomé, le secteur de l’assurance africaine met le cap sur Kigali pour la 51e Assemblée Générale de la FANAF

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Symposium de Lomé : Le ministre Jean-Marie Tessi érige le modèle togolais en pilier de l’assurance santé en Afrique

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Assurance santé en Afrique : Lomé pose les bases d’une réforme durable et inclusive

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

Togo : L’Université de Lomé et Lux-Development s’allient pour former les nouveaux gardiens de la biodiversité

L’ampleur du saut annoncé a de quoi surprendre : en l’espace de deux ans, le Togo ambitionne de faire passer ses infrastructures de distribution d’eau d’un niveau quasi embryonnaire à une dynamique d’expansion massive. Une accélération vertigineuse qui traduit une volonté résolue de rompre avec les lenteurs du passé et d’inscrire l’accès à l’eau potable dans une logique de transformation structurelle durable.

Car les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Le passage à 305 000 mètres en 2026 représente ainsi une progression spectaculaire d’environ 8 525 %, soit un volume multiplié par plus de 86 en l’espace de deux ans ». Une performance qui contraste radicalement avec les 3 537 mètres réalisés en 2024, et qui illustre l’ampleur du rattrapage engagé. Rare dans le domaine des infrastructures hydrauliques, une telle montée en puissance témoigne d’un volontarisme politique assumé, orienté vers la réduction rapide des déficits.

Derrière cette ambition, une réalité technique souvent sous-estimée : « L’accès à l’eau potable ne repose pas uniquement sur la disponibilité de la ressource, mais sur la capacité à la transporter efficacement jusqu’aux populations ». Autrement dit, les réseaux de distribution constituent l’ossature même du système. Sans cette trame invisible mais essentielle, les investissements dans les forages ou les stations de traitement restent largement sous-exploités.

Dans cette perspective, l’année 2026 s’annonce comme un tournant. Selon les projections du ministère en charge de l’Eau, « 305 000 mètres de réseaux devraient être réalisés, pour un investissement global estimé à 1,3 milliard de francs CFA ». La région des Savanes concentrera la part la plus importante avec 157 000 mètres de canalisations (410 millions de francs CFA), suivie des Plateaux avec 79 000 mètres (275 millions), tandis que la Kara bénéficiera de 70 000 mètres pour un investissement de 675 millions de francs CFA.

Cette répartition n’est pas anodine. Elle répond à des besoins territoriaux criants, notamment dans des zones où les populations restent confrontées à un accès limité à l’eau potable. « Chaque mètre de canalisation posé ouvre la voie à de nouveaux branchements, améliore la desserte des localités et contribue à réduire les inégalités d’accès ». Une logique d’équité territoriale qui vise à rapprocher durablement les services essentiels des communautés les plus vulnérables.

À terme, les effets attendus dépassent la simple augmentation des capacités. Il s’agit aussi de « sécuriser l’approvisionnement, de limiter les pertes et d’élever la qualité du service ». En filigrane, c’est toute la chaîne de valeur de l’eau qui se trouve consolidée, avec des retombées directes sur la santé publique, le développement local et la résilience des territoires.

Ce bond quantitatif et qualitatif marque une inflexion stratégique majeure. L’écart saisissant entre les performances passées et les ambitions affichées révèle une mutation profonde : celle d’un pays déterminé à faire de l’accès universel à l’eau potable non plus une promesse, mais une réalité tangible.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *