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vendredi, novembre 6, 2026 23:31
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La sécurité d’une organisation ne se limite plus à la seule protection des données numériques. Elle s’étend désormais à l’ensemble de l’environnement de travail, devenu un espace sensible où chaque détail, physique comme digital, peut constituer une faille exploitable. C’est dans cette perspective élargie que des journalistes togolais ont été sensibilisés à Kpalimé, lors d’une formation consacrée à la cybersécurité et à l’hygiène numérique.

Organisée par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), cette session de quatre jours vise à renforcer la résilience des professionnels des médias face à des menaces de plus en plus diffuses et sophistiquées. Dans un contexte où les cyberattaques ne ciblent plus uniquement les systèmes informatiques mais également les comportements humains, la notion de sécurité globale s’impose avec force.

Lire aussi l’article : Togo : l’État lance la vente aux enchères des bois saisis

Pour illustrer cette réalité, Tchalla Hakim, responsable Formation à Cyber Defense Africa, a mis en lumière un risque souvent sous-estimé : celui issu de l’environnement immédiat de travail. Selon lui, la menace ne provient pas exclusivement de pirates informatiques opérant à distance, mais peut également surgir à l’intérieur même des locaux professionnels.

Il a ainsi évoqué le cas d’un agent d’entretien circulant librement dans les bureaux. Dans un environnement insuffisamment sécurisé, une simple manipulation discrète, comme le branchement d’une clé USB sur un ordinateur resté sans surveillance, peut suffire à compromettre des données sensibles. En quelques secondes, des informations stratégiques peuvent être copiées, transférées ou dérobées sans alerter les systèmes de défense.

À travers cet exemple concret, le formateur a insisté sur une réalité essentielle : la cybersécurité est indissociable de la sécurité physique des espaces de travail. Contrôle des accès aux locaux, surveillance des postes informatiques, gestion stricte des permissions utilisateurs et sensibilisation du personnel constituent autant de barrières indispensables pour réduire les risques.

Dans cette logique, Tchalla Hakim a exhorté les journalistes et responsables de médias à adopter une culture de vigilance permanente. Il a particulièrement insisté sur l’importance du chiffrement des données sensibles, une mesure technique permettant de protéger les informations même en cas d’accès non autorisé aux équipements.

Au-delà des outils technologiques, c’est donc une transformation des pratiques quotidiennes qui est attendue. La protection de l’environnement de travail devient un pilier central de la sécurité globale, où l’humain, le physique et le numérique sont étroitement liés.

À Kpalimé, cette formation marque ainsi une étape importante dans la prise de conscience des professionnels des médias face à des menaces hybrides, où la frontière entre espace physique et espace numérique tend de plus en plus à disparaître.

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