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mardi, septembre 22, 2026 19:04
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Au Togo, l’écosystème cinématographique féminin se structure progressivement grâce à des initiatives ciblées visant à combler le déficit de représentativité (les femmes représentant historiquement moins de 10 % des professionnels du secteur en Afrique de l’Ouest. Longtemps restées minoritaires et cantonnées au rôle d’actrices devant la caméra, les femmes s’imposent désormais comme réalisatrices, productrices, techniciennes et directrices de festivals. Elles s’approprient les outils de production pour proposer de nouveaux récits et imposer leur propre regard sur les réalités du continent.

Dans cette dynamique, la cinquième (5ème) édition du Festival Katuu (rencontre en langue kabyè), dédié aux femmes cinéastes au Togo est officiellement lancée mardi 15 septembre 2026 à Lomé autour du thème : « Reprendre l’image : femmes, créations et récits face aux violences ». Les activités prévues se tiendront du 22 septembre au 3 octobre 2026 à Lomé et à Sokodé. Cette édition mettra l’accent sur la création féminine et la place des femmes dans les arts visuels.

Pourquoi le choix de ce thème ?

Pour sa 5ème édition, le Festival KATUU a fait un choix important : mettre la lumière sur les violences basées sur le genre à travers le regard des femmes cinéastes.

Selon les organisatrices, trop souvent racontées par d’autres, certaines réalités méritent d’être portées par celles qui les vivent, les comprennent, et savent les transformer en récits puissants.

« Reprendre l’image », c’est refuser les représentations stéréotypées. C’est offrir aux femmes l’espace pour raconter, dénoncer, sensibiliser avec leurs propres mots, leur propre regard, parce que le cinéma peut être un outil de transformation sociale, et pas seulement de divertissement », a souligné Balakiyem Kpizing, promotrice du festival.

KATUU pour booster le cinéma féminin

Dans le cadre de ses activités, il est annoncé du 22 au 26 septembre à Sokodé, un atelier de formation en photographie documentaire et une résidence d’écriture, dédiée au film de fiction et au documentaire dans le cadre du laboratoire des femmes.

Le programme prévoit également des sessions de pitch destinées aux jeunes cinéastes. Les deux projets jugés les meilleurs seront récompensés.

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Issa Falila, Marraine de l’édition,  a insisté sur la portée sociale de la photographie. Selon elle, cet art contribue à exposer les réalités vécues par les femmes et les enjeux liés à leur autonomisation et à leur indépendance. Cette programmation entend également susciter des vocations, renforcer les compétences et favoriser une meilleure représentation féminine dans le secteur cinématographique togolais aujourd’hui.

KATUU, un parcours porté sur le social

Revenant sur le parcours de l’évènement depuis la création de KATUU, Balakiyem Kpizing a rappelé les multiples projections, actions sociales et les formations au profit des professionnels et des jeunes de Lomé à Kara, en passant par Kpalimé et Atakpamé à travers son festival. Elle a aussi évoqué l’expérimentation de l’audiodescription à Kpalimé, pour améliorer l’accès au cinéma des personnes malvoyantes.

Un appel aux femmes

L’évènement entend réunir des femmes passionnées par le cinéma et engagées dans la dénonciation des violences basées sur le genre à vivre ces moments qui vont valoriser les talents et la vision des femmes dans l’industrie cinématographique.

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