Combattre les préjugés sur les troubles psychiques et responsabiliser les médias dans le traitement des questions de santé mentale. C’est l’ambition de Germain Doubidji, président de l’Association des journalistes pour la santé mentale au Togo (AJSM-Togo), créée le 7 mars 2026 pour faire de l’information un levier de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation.
Dans une société où les troubles psychiques et émotionnels restent souvent entourés de préjugés, l’association entend mobiliser les professionnels des médias autour d’un enjeu majeur de santé publique. Son objectif : améliorer la compréhension des questions liées au bien-être psychologique et favoriser un regard plus juste sur les personnes concernées.
Les médias contre les préjugés
Association à but non lucratif, l’AJSM-Togo mise sur la formation, la sensibilisation, la production d’informations fiables et le plaidoyer. Elle veut promouvoir un journalisme rigoureux, nuancé et respectueux de la dignité humaine, en rupture avec les clichés, les amalgames et les traitements sensationnalistes.
Pour Germain Doubidji et les membres de l’association, la responsabilité des médias est essentielle. Dans la couverture des faits divers comme dans les sujets consacrés aux troubles psychiques, le choix des mots et l’angle journalistique peuvent contribuer à informer le public ou, au contraire, à alimenter l’exclusion.
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L’association prévoit ainsi de renforcer les capacités des journalistes et de développer des outils pédagogiques dédiés aux bonnes pratiques professionnelles. Elle entend également valoriser les initiatives en faveur de la santé mentale et encourager une approche plus humaine des personnes concernées.
Un engagement élargi à la lutte contre le tabagisme
L’AJSM-Togo inscrit aussi la lutte contre le tabagisme dans ses domaines d’intervention, conformément à ses textes fondateurs.
Pour amplifier son action, elle souhaite nouer des partenariats avec les professionnels de santé, les institutions publiques, les organisations de la société civile et les acteurs de la santé publique.
Elle appelle enfin les médias, les institutions et les partenaires techniques et financiers à accompagner cette dynamique. L’enjeu est de contribuer à une société togolaise mieux informée, plus inclusive et moins marquée par la stigmatisation.