Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle, transmise par la piqûre du moustique (anophèle femelle) et se manifeste par la fièvre, les maux de tête, les frissons, les courbatures, le manque d’appétit… Les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans constituent les groupes les plus vulnérables et les plus exposés aux formes graves du paludisme. Selon le rapport 2024 du programme National de Lutte contre le Paludisme, le Togo a enregistré en 2024, 2 182 671 cas de paludisme parmi lesquels 993 décès dont 70% d’enfants de moins de 05 ans.
La région de la Kara est menacée d’une forte pression sanitaire engendré par la saison des pluies. Les autorités sanitaires préviennent des conditions hautement favorables à la multiplication des moustiques, provoquant des pics de contamination qui surviennent généralement environ un mois après les fortes pluies, à cause de la multiplication des gîtes larvaires.
Territoires les plus touchés
Les données épidémiologiques du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique révèlent des disparités importantes selon les districts de la région de la Kara. Les préfectures de la Binah, Bassar et la Kéran enregistrent historiquement et chaque année, les plus fortes incidences de paludisme de tout le pays. Doufelgou, parallèlement à la maladie, ce district se distingue actuellement comme l’un des principaux foyers de syndromes grippaux, saturant les infrastructures de soins locales.

Directives de prévention des autorités
Face à cette pression sanitaire, le ministère de la santé demande une intensification immédiate de la lutte antivectorielle à l’échelle communautaire. Les habitants sont appelés à appliquer des gestes d’assainissement rigoureux à savoir: Destruction systématique des gîtes larvaires (eaux stagnantes autour des habitations), curage régulier des caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie, l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), dont la dernière campagne de distribution de masse s’est précisément déroulée fin juillet dans la Kara.
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En cas de fièvre ou de symptômes inhabituels, les populations sont invitées à se rendre rapidement dans un centre de santé pour bénéficier d’une prise en charge adaptée.
Ces actions d’assainissement viennent appuyer les dispositifs de fond menés par l’État, tels que la campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) pour les enfants de moins de 5 ans et l’introduction globale du vaccin R21/Matrix-M.
Moulikatou S.