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vendredi, novembre 6, 2026 23:22
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À Kpalimé, les filières café et cacao du Togo entrent dans une phase décisive de réinvention face aux bouleversements climatiques. Loin d’une posture attentiste, les acteurs du secteur renforcent leur arsenal stratégique afin de protéger deux cultures d’exportation essentielles à l’économie nationale. C’est dans ce contexte qu’une formation de deux jours a été organisée à l’intention des journalistes par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), avec pour ambition de mieux outiller les médias sur les enjeux économiques, environnementaux et climatiques liés à ces filières.

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Au cœur des échanges, la nécessité de faire des journalistes des relais efficaces d’information et de sensibilisation. En les plongeant dans les réalités du terrain, les organisateurs entendent améliorer la compréhension des dynamiques de production, de transformation et de commercialisation du café et du cacao togolais. Une démarche qui vise également à mettre en lumière la contribution de ces cultures à la transition écologique et au développement durable.

Sur le plan technique, les filières café-cacao togolaises s’appuient désormais sur une orientation jugée déterminante : l’agroforesterie. Cette approche, déjà adoptée depuis plusieurs années, constitue aujourd’hui un pilier central de leur résilience face aux chocs climatiques. Selon le Dr Adden Ayo Koffi, du CCFCC, ce choix structurel a profondément transformé les capacités d’adaptation du secteur.

« Les filières café-cacao ne souffrent pas trop des défis environnementaux parce que nous avons opté, depuis une quinzaine d’années, pour la production agroforestière. Nos plantations sont sous des arbres d’ombrage, ce qui renforce leur résilience », a-t-il expliqué.

Au-delà de la simple protection des cultures, ce modèle agroforestier produit des effets multiples : amélioration de la fertilité des sols, régulation des températures, préservation de la biodiversité et participation active à la séquestration du carbone. Il s’impose ainsi comme une réponse intégrée aux défis environnementaux contemporains.

Pour autant, les responsables du secteur ne minimisent pas l’ampleur des défis. Le changement climatique, de portée mondiale, continue d’imposer de nouvelles contraintes aux producteurs, rendant indispensable une adaptation continue des pratiques agricoles.

« Le changement climatique global reste une réalité. C’est pourquoi nous poursuivons le travail pour développer les capacités de résilience et d’adaptation des filières café-cacao », a indiqué Dr Adden Ayo Koffi.

Dans cette dynamique, le CCFCC multiplie les initiatives de concertation et de planification stratégique. Avec l’appui de la FAO, une rencontre récente a réuni les principaux acteurs des filières afin de poser les bases d’une stratégie nationale d’adaptation.

« Il y a un mois, nous avons tenu une réunion avec les acteurs et la FAO pour mettre en place les bases nécessaires afin de développer la résilience des filières café-cacao face au changement climatique », a-t-il précisé.

Au-delà des aspects techniques, cette initiative traduit une volonté plus large : faire du café et du cacao togolais des modèles d’agriculture durable et résiliente. Dans cette perspective, les médias apparaissent comme des partenaires stratégiques, appelés à accompagner la diffusion des bonnes pratiques et à sensibiliser l’opinion publique.

À Kpalimé, une conviction se renforce ainsi : l’avenir des filières café et cacao se construira à la croisée de l’innovation, de l’adaptation climatique et de l’engagement collectif.

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