L’eau, symbole de vie et pilier de toute activité humaine, peut également devenir une source de risques lorsqu’elle est exposée aux différentes formes de pollution. C’est l’alerte portée par le Professeur Dr Agbati Koffigan, directeur général et fondateur de TMSU International, lors de la conférence de presse annonçant un colloque consacré à la transition alimentaire, aux modes d’habitation et aux enjeux nutritionnels en Afrique de l’Ouest, organisée le vendredi 31 juillet dernier à Lomé.
Devant les professionnels et acteurs engagés sur ces questions, le scientifique a insisté sur l’importance d’évaluer la qualité de l’eau consommée par les populations. Selon lui, cette ressource peut transporter de nombreux éléments en fonction de son origine et de son cheminement avant son utilisation.
« L’eau transfère beaucoup de choses », a déclaré le Professeur Agbati Koffigan, invitant à s’interroger sur les différentes sources d’approvisionnement : « Est-ce l’eau du forage ? Est-ce l’eau qui vient du ruissellement, ce qu’on appelle le sédiment ? »
Pour le chercheur, la question dépasse largement la disponibilité de l’eau. Les activités humaines, notamment la mauvaise gestion des déchets, contribuent à fragiliser cette ressource essentielle en favorisant l’introduction de substances potentiellement dangereuses.
« Quelle que soit la source, l’eau prend beaucoup de problèmes », a-t-il expliqué, citant notamment les nanoplastiques, les microbes et les nitrates, dont certains peuvent être liés à des contaminations d’origine fécale.
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Cette situation constitue un défi majeur de santé publique, particulièrement dans les zones où les populations utilisent des ressources hydriques peu protégées ou insuffisamment traitées. La qualité de l’eau demeure en effet étroitement liée à la santé, à l’alimentation et à la nutrition.
Face à ces risques, le Professeur Agbati Koffigan appelle à mettre en place des solutions efficaces pour préserver cette ressource vitale. « En tout cas, l’eau n’est pas propre. Donc, c’est celle-là, il faut solutionner ça, parce que, si déjà la base, c’est ce qui donne la vie, nous tue, alors… », a-t-il insisté.
Son message rappelle une urgence : protéger l’eau, c’est préserver la santé et l’avenir des populations.