Passer au contenu principal

LeadElles

jeudi, octobre 15, 2026 02:59
DERNIERES NOUVELLES
Sénégal : la société civile relance la mobilisation pour la grâce de Mbayang Diop

Sénégal : la société civile relance la mobilisation pour la grâce de Mbayang Diop

Confiance en soi chez l’enfant : 7 clés pour aider son enfant à s’épanouir

Confiance en soi chez l’enfant : 7 clés pour aider son enfant à s’épanouir

Togo : la première Foire Agricole et Artisanale des Savanes s’annonce du 21 au 27 décembre 2026

Togo : la première Foire Agricole et Artisanale des Savanes s’annonce du 21 au 27 décembre 2026

Métiers de la beauté au Togo et à la diaspora : Ouverture du MACOEC, les experts passionnés appelés à candidater

Métiers de la beauté au Togo et à la diaspora : Ouverture du MACOEC, les experts passionnés appelés à candidater

Octobre rose 2026: Le Groupement des Femmes vaillantes du Grand-Lomé donne rendez-vous aux femmes ce 20 octobre à Lomé

Octobre rose 2026: Le Groupement des Femmes vaillantes du Grand-Lomé donne rendez-vous aux femmes ce 20 octobre à Lomé

Santé mentale au Togo : Germain Doubidji mobilise la presse contre les préjugés

Santé mentale au Togo : Germain Doubidji mobilise la presse contre les préjugés

Octobre Rose 2026 : le Centre Amazone sensibilise sur le cancer du sein

Octobre Rose 2026 : le Centre Amazone sensibilise sur le cancer du sein

Togo : Zinétou Bamba sacrée Reine du Bled 2026

Togo : Zinétou Bamba sacrée Reine du Bled 2026

Gabon : la Première Dame récompensée pour son action contre le cancer

Gabon : la Première Dame récompensée pour son action contre le cancer

Maintien des filles à l’école : IYAWO donne rendez-vous à Lomé

Maintien des filles à l’école : IYAWO donne rendez-vous à Lomé

Le maintien des filles à l’école et la lutte contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire seront au cœur de la troisième édition de Ladies Movement, prévue le 31 octobre 2026 à Lomé. Porté par l’association togolaise IYAWO, ce forum international entend donner davantage de place à la parole des jeunes filles et mobiliser les acteurs concernés autour de solutions concrètes.

Le rendez-vous est fixé au Golden Plaza, à Lomé. L’annonce a été faite le samedi 10 octobre 2026, lors d’une conférence de presse organisée à la Fondation, dans le quartier de Nyékonakpoè. Pour cette troisième édition, IYAWO place au centre des discussions un défi majeur : permettre aux filles de poursuivre leur scolarité dans un environnement qui les protège des violences et leur offre les mêmes possibilités de réussite.

Placée sous le thème « Maintenir les filles à l’école et lutter contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire », la rencontre s’inscrit dans le prolongement de la Journée internationale de la jeune fille, célébrée chaque 11 octobre. Elle réunira des jeunes filles, des familles, des représentants des communautés, des institutions publiques et des partenaires autour des obstacles qui compromettent encore le parcours scolaire des adolescentes.

Des chiffres qui interrogent le parcours scolaire des filles

Les données présentées par les organisateurs soulignent l’ampleur des difficultés. En 2024, le taux d’achèvement du primaire au Togo atteignait 94,6 %. Il chutait cependant à 61,4 % au premier cycle du secondaire, puis à 29,2 % au second cycle.

Cette baisse progressive met en lumière les difficultés rencontrées par les élèves à mesure qu’elles avancent dans leur parcours scolaire. Les violences basées sur le genre, les grossesses précoces et les pressions sociales figurent parmi les facteurs susceptibles de favoriser l’abandon des études et de réduire les perspectives d’insertion sociale et professionnelle des jeunes filles.

Au-delà de l’accès à l’école, la question est donc celle du maintien dans le système éducatif. Comment empêcher qu’une adolescente interrompe ses études avant leur terme ? Quels mécanismes mettre en place pour prévenir les violences, accompagner les victimes et responsabiliser les familles comme les établissements scolaires ? Autant d’interrogations auxquelles les organisateurs souhaitent apporter des éléments de réponse.

Cinq panels pour passer du dialogue aux propositions

Fondée en 2018 par Elisabeth Apampa, qui en assure la présidence, l’association IYAWO œuvre pour la promotion des droits des filles et des femmes. Avec Ladies Movement, elle entend faire des jeunes filles des participantes actives aux réflexions sur leur avenir, plutôt que de les maintenir au rang de simples bénéficiaires des politiques et initiatives qui les concernent.

Cette ambition se traduira par cinq panels thématiques consacrés à l’éducation, à la santé, à la protection, au leadership et à l’autonomisation financière.

Les discussions porteront notamment sur la contribution des industries culturelles et créatives à la promotion de la scolarisation des filles, ainsi que sur les dispositifs de prévention et de prise en charge des violences en milieu scolaire. Les échanges aborderont également les moyens de renforcer l’autonomie économique des jeunes filles, l’éducation au genre et l’évolution des normes sociales qui peuvent freiner leur épanouissement.

La responsabilité des familles et des communautés occupera une place importante dans les débats. Car la lutte contre le décrochage scolaire ne saurait reposer uniquement sur les établissements d’enseignement : elle suppose aussi un environnement familial et social capable de soutenir les adolescentes, de respecter leurs droits et de favoriser la poursuite de leurs études.

« Jeune fille, prends ta place » : libérer la parole

L’un des temps forts annoncés sera le panel intitulé « Jeune fille, prends ta place ». Cet espace donnera aux participantes l’occasion de raconter leurs expériences, de mettre en lumière les obstacles auxquels elles se heurtent et d’exprimer leurs attentes à l’endroit des décideurs et des acteurs de la société.

Pour Elisabeth Apampa, le leadership féminin doit se construire avec les premières concernées. Les jeunes filles doivent pouvoir exposer leurs préoccupations, faire connaître leurs besoins et participer à l’élaboration de réponses adaptées aux réalités de leur génération.

Lire aussi : Journée internationale de la fille : le Togo mise sur l’excellence et le leadership

Les plus jeunes auront également la possibilité de prendre la parole devant le public. Selon la présidente d’IYAWO, cette démarche vise à renforcer leur confiance en elles, à encourager leur participation et à développer, dès le plus jeune âge, les aptitudes nécessaires à l’exercice du leadership.

L’enjeu est de faire de leur expression un levier de participation et de responsabilisation, tout en permettant aux adultes et aux institutions de mieux comprendre leurs attentes.

Après plus de 700 participants, IYAWO veut élargir la mobilisation

Les deux premières éditions de Ladies Movement ont rassemblé plus de 700 personnes et mobilisé plus de dix partenaires, selon les chiffres communiqués par les organisateurs. Pour cette nouvelle édition, IYAWO entend consolider cette dynamique et élargir la mobilisation autour de la protection, de l’éducation et de l’autonomisation des filles.

L’ambition affichée dépasse ainsi la tenue d’un forum ponctuel. Les échanges devront contribuer à une prise de conscience collective sur la nécessité de garantir aux jeunes filles une éducation de qualité, un accompagnement adapté et une protection efficace contre les violences.

Le 31 octobre, à Lomé, Ladies Movement entend donc placer les jeunes filles au centre du débat sur leur avenir. Reste l’enjeu essentiel : transformer les constats et les propositions en actions durables, afin que les adolescentes puissent poursuivre leurs études dans de meilleures conditions, développer leur potentiel et construire librement leur avenir personnel et professionnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *