La déforestation, l’abattage clandestin des arbres et la pression sur les écosystèmes constituent des causes majeures du changement climatique. Dans les pays de la sous-région à l’instar du Togo, ces phénomènes persistent et fragilisent les efforts aménagés par les autorités dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles. Pour renforcer ses dispositifs, le pays vient d’officialiser à nouveau, la création de brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière. L’information émane d’un arrêté du ministère de l’Environnement, des Ressources Forestières, de la Protection Côtière et du Changement Climatique signé le 1er octobre 2026.
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Selon le ministre en charge du département, Prof Dodzi Kokoroko, ces brigades mobiles de surveillance environnementale et forestière répondent aux défis environnementaux en renforçant la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.
« Ce dispositif associe répression des pratiques illégales et coopération citoyenne pour préserver nos forêts, nos eaux et nos écosystèmes », indique l’arrêté.
Des missions claires et une organisation renforcée
Composées d’agents des eaux et forêts, ces brigades patrouilleront dans les massifs forestiers, autour des plans d’eau et dans d’autres zones écologiquement vulnérables. Ils se rendront notamment sur les sites où une activité illégale est constatée ou soupçonnée. Les unités pourront intervenir 24 heures sur 24 dans les limites de leur ressort territorial.
Principales missions
Les nouvelles unités auront notamment pour mission d’identifier les filières illégales d’approvisionnement et de transformation du bois et de réprimer les infractions environnementales. Les brigades travailleront avec les forces de sécurité, les autorités territoriales et les services techniques, et appuieront les autorités locales dans le règlement des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles. Cette organisation vise à garantir une action rapide et efficace sur l’ensemble du territoire.
Selon la FAO, le Togo a perdu plus de 130 000 hectares de couverture végétale entre 2001 et 2025, soit environ 5,9 %. Depuis 2002, le pays a également perdu près d’un cinquième de ses forêts primaires.
La mise en place de ce dispositif par le ministère de l’environnement entend ainsi associer répression des pratiques illégales et coopération avec les acteurs locaux pour préserver les forêts, les eaux et les écosystèmes.
Moulikatou S.