Le Togo et la Hongrie développent depuis plusieurs années, une coopération dans les secteurs à savoir : agricole, sécurité, énergie, eau, Technologies de l’information et communication. Des projets d’intérêt commun, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement étaient au cœur d’une discussion entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé et l’ambassadeur de Hongrie au Togo, Tamás Fehér Endre. La rencontre a eu lieu vendredi 25 septembre 2026 à Lomé.
Vers l’amélioration du secteur de l’eau et de l’assainissement
Au sortie de la rencontre, le diplomate hongrois a indiqué que les discussions avaient notamment porté sur la construction de stations de traitement durable des eaux usées dans le Grand Lomé.
En effet, les deux pays avaient signé en janvier 2025 un Mémorandum d’entente (MoU), qui prévoyait la construction de deux stations de traitement des boues de vidange dans les localités d’Aképé et de Djagblé, conformément au Plan directeur d’assainissement du Grand Lomé. Cette rencontre acte l’accélération de ce projet commun.
Les sites identifiés devaient toutefois être confirmés à l’issue des études prévues dans le cadre du partenariat.
Pureco doit assurer la conception et la construction des deux infrastructures. La société dispose déjà d’une expérience dans le domaine au Ghana, où sa technologie de traitement des boues de vidange a notamment été déployée à Kumasi, Takoradi et Tamale.
Renforcer la filière des boues de vidange du Grand Lomé
Pour le Grand Lomé, ces infrastructures doivent contribuer à améliorer la gestion des boues issues des dispositifs d’assainissement non raccordés au réseau collectif.
Lire aussi : Eau potable : quand la pénurie devient une taxe invisible sur les femmes
La technologie développée par Pureco est destinée au traitement des boues de vidange et comprend notamment des étapes de prétraitement mécanique, de traitement biologique, de clarification et de déshydratation des boues. Les installations réalisées au Ghana ont notamment été conçues pour traiter les boues de vidange collectées dans des zones dépourvues de réseau d’assainissement.
Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts visant à renforcer les infrastructures d’assainissement du Grand Lomé. Il vient notamment compléter les interventions publiques déjà engagées dans le domaine de l’assainissement urbain et de la lutte contre les inondations, à l’image du Projet d’aménagement urbain du Togo (PAUT 2).
L’enjeu est clair: traduire le mémorandum signé en janvier 2025 en infrastructures effectivement réalisées.
Moulikatou S.